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Au bord des larmes, les infirmiers de l'hôpital Brugmann justifient leur grève: "Je n'en peux plus il y a trop de travail" (vidéo)

Au bord des larmes, les infirmiers de l'hôpital Brugmann justifient leur grève:

La grève se poursuit à l'hôpital Brugmann à Bruxelles. Les urgences et les soins intensifs fonctionnent comme un dimanche. Les médecins et infirmiers estiment qu'ils ne peuvent pas fournir les soins suffisants aux patients. RTL INFO a tenté d'en déterminer les raisons.

Une partie du personnel de l'hôpital Brugmann militait ce matin avec les yeux rougis par une nuit de travail. L'action était suivie d’une assemblée générale. Depuis un mois et demi, le personnel des soins intensifs et des urgences discute avec la direction sans obtenir gain de cause. "Il y a deux semaines, je suis partie en pleurant", dit une infirmière de l'hôpital. "Quand je vous parle, je suis ému, parce que je pense à quitter mon travail. Je n'en peux plus. Il y a trop de boulot", confie sincèrement un infirmer. "On manque de soutien, d'aide-soignante, d'aide logistique, de secrétaires qui ne sont pas là à plein temps", dit une autre infirmière. "Au final, on quitte le travail en étant épuisés, sans avoir pu faire tout ce qu'on voulait", explique encore une infirmière. 

Des points "traînent durant des mois voire des années"

Les discussions sont compliquées. En effet, les vrais problèmes ne se régleront pas qu’avec la direction, mais aussi avec la faîtière Iris, le gestionnaire des dépenses des hôpitaux publics de la région Bruxelloise."Nous avons des réunions prévues théoriquement tous les mois sauf qu'elles sont régulièrement annulées par la faîtière, et ainsi, certains points traînent pendant des mois voire des années", dénonce Véronique Lorge, délégué permanente CGSP.


Le ministère "doit se bouger"

C’est donc avec les autres hôpitaux que ces infirmiers comptent se faire entendre. "Il y a des enjeux qui se jouent plus haut que notre hôpital, qui doivent être discutés au niveau d'Iris pour nos hôpitaux, mais aussi au niveau du ministère. Il y a beaucoup de choses qui ne vont pas et il faut se bouger", dit une infirmière.

La direction ne nous répondait pas ce matin. Dans tous les cas, le préavis de grève devrait être allongé : de nouvelles actions sont prévues sur d’autres sites dès le mois de juin.

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