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Augmentation des tarifs sociaux, jeux de hasard, 4e dose de vaccin covid: voici tout ce qui change ce 1er octobre

Augmentation des tarifs sociaux, jeux de hasard, 4e dose de vaccin covid: voici tout ce qui change ce 1er octobre
© BELGA IMAGE
 
 

Comme toujours au 1er du mois, toute une série de nouvelles mesures, réformes et modifications entrent en application. Ce 1er octobre, on en compte 5, à commencer par l'augmentation à nouveau des tarifs sociaux du gaz et de l'électricité. Il augmente de 7,8% pour l'électricité, et de 9,9% pour le gaz. Ce qui, mécaniquement, fera augmenter la facture des ménages qui bénéficient de ce tarif réduit, mais bien moins que l'augmentation appliquée par les fournisseurs sur les autres prix.

En détail, 1 kwh d'électricité coûte désormais 26,51 centimes, soit 1,9 centime de plus. Et 1 kwh de gaz naturel coûte à partir d'aujourd'hui 3,4 centimes, soit 0,31 centime de plus. Selon la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (Creg), sans le plafonnement des tarifs sociaux, leur prix aurait augmenté de 41% pour l'électricité et de 276% pour le gaz. 

Report du paiement du crédit immobilier

Les banques et les assurances qui fournissent des crédits ont décidé de relancer la mesure qui avait déjà été mise en place pendant le covid. À partir de ce samedi 1er octobre, les personnes qui ont du mal à payer leurs factures à cause de la hausse des prix de l'énergie peuvent demander un report de paiement. Concrètement : pendant 12 mois, ils ne payeront que les intérêts du crédit, pas le capital. Les demandes peuvent être introduites jusqu'au 31 mars 2023 inclus.

Deux conditions pour bénéficier de ce report : le crédit doit porter sur l'habitation principale et le total des actifs sur les comptes des demandeurs devra être inférieur à 10.000 euros. 

La mise en place du chômage temporaire énergie

A partir de ce samedi, les entreprises peuvent mettre leur personnel en chômage temporaire énergie. Une mesure d'aide décidée il y a quelques semaines par le gouvernement fédéral. Il est soumis à deux conditions. La première est que vous devez démontrer que vous êtes une entreprise énergivore, c'est-à-dire que vous consommez beaucoup d'énergie. La deuxième condition est de prouver que votre facture a doublé au niveau du montant.

Ces deux conditions ne sont pas cumulatives. "C'est une bonne chose puisque ça va permettre à beaucoup d'entreprises de recourir à cette formule particulière qui est le chômage temporaire énergie", affirme Pierre-Frédéric Nyst, président de l'Union des Classes Moyennes (UCM). "Je vous rappelle que cette mesure de chômage est intéressante parce que ça permet de conserver des travailleurs sur le perron de l'entreprise et donc on évite des licenciements", ajoute-t-il. 

Une identification des parieurs

Les agences de paris sont désormais tenues d'enregistrer l'identité des joueurs. Il est donc nécessaire de vérifier l'identité, et ainsi de s'assurer que la personne n'est pas interdite de jeu. Cette mesure est destinée à protéger les mineurs et les personnes accros aux jeux de hasard. 

Notons qu'à partir du 20 octobre, la mesure prévoit aussi la mise en place d'un plafond : 200€/joueur/semaine maximum pour les jeux de hasard en ligne. Le joueur pourra faire sauter le plafond, à sa demande, auprès de la commission des jeux de hasard. 

4e dose de vaccin covid pour les Bruxellois

Tous les résidents de la capitale de 18 ans et plus peuvent, à partir de ce 1er octobre, recevoir leur booster automnal contre le Covid-19, la 4e dose. C'est la suite de la campagne de vaccination d'automne lancée le 12 septembre dernier. Les plus de 50 ans qui le souhaitent ont déjà pu recevoir leur injection.

Toujours 4 centres de vaccination : à Forest, Molenbeek, Pacheco et Woluwé-Saint-Pierre. A cela s'ajoutent les équipes mobiles et des sites temporaires à proximité de certaines pharmacies. 

La 4e dose n'est pas obligatoire, mais reste recommandée pour les personnes âgées et les personnes "à risque" (avec des comorbidités).

Du changement dans le code de la route

Le dernier changement concerne le code de la route. Nous l'évoquions cette semaine avec Bertrand Caroy, invité dans le RTL INFO Bienvenue. La plupart des changements concernent les cyclistes. L'objectif ? Faciliter la cohabitation avec les voitures. Les automobilistes n'ont pas vraiment l'habitude de voir autant de vélos sur les routes. Le code de la route doit donc s'adapter.

À partir de ce samedi, les speed pedelec (vélos électriques qui vont jusqu'à 45 km/h) peuvent désormais circuler sur les trottoirs partagés, c'est-à-dire des trottoirs que se partagent cyclistes et piétons sur des zones bien délimitées. Attention, le trottoir doit être clairement indiqué comme "PARTAGÉ" via un panneau de signalisation.

Les vélos pourront désormais stationner sur des places voiture. Certaines places, notamment aux abords des écoles par exemple, pourront être dédiées au stationnement vélo sur certains horaires (7h30-18h). Entre 18h et 7h30, les riverains pourraient "récupérer" le stationnement voiture.

Les chaussées à voie centrale entrent dans le code de la route. Gauche et droite sont dédiés aux modes de transport doux, tandis que le centre est dédié aux voitures qui doivent céder le passage tout le temps et à tout le monde.

Les emplacements de stationnement dédiés aux voitures électriques pourront être contrôlés. Les agents de police pourront désormais verbaliser des conducteurs stationnés sur des places de chargement s'ils n'utilisent pas les bornes.


 

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