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Bo, 13 ans, se mobilise pour sauver notre planète: "C'est aussi notre avenir"

Un débat entre représentants politiques, associations et citoyens a eu lieu ce matin à Bruxelles afin de parler du réchauffement climatique. Il s'agissait d'un débriefing de la récente COP24, la conférence des Nations Unies pour le climat. Parmi les participants, beaucoup de jeunes ont souhaité se mobiliser pour discuter du problème. Ils sont de plus en plus nombreux à se mobiliser pour cette cause. Certains jeunes sont très impliqués. Un reportage de Nathanaël Pauly et Michael Harvie.

Elles ont 12 et 13 ans. Elles s'appellent Bo, Lucia et Olga. Elles ont décidé de se mobiliser en sortant dans la rue pour sauver notre planète. "C'est aussi notre avenir, c'est mon futur", a confié Bo Vanhoorickx, 13 ans. "Parfois, l'humain pense qu'on est le chef de la nature, mais ce n'est pas vrai. La nature fait ce qu'elle veut", a expliqué Lucia Vandenberghe, 12 ans.

Ce samedi matin, les trois jeunes filles ont pris la parole pour sensibiliser les plus jeunes et partager leurs craintes pour le futur. Elles veulent défendre leur combat et adresser un message au monde politique. "Je vais leur demander ce qu'ils font parce qu'ils vont toujours dire qu'ils font quelque chose, mais ce n'est pas assez... Le climat se réchauffe encore", a précisé Bo.

"On va essayer de manifester le plus souvent possible, le plus vite possible avec le plus de monde possible. Et on va continuer à faire ça jusqu'à ce que ça change", a détaillé Olga Muller, 12 ans.

Cette jeunesse déterminée et mobilisée attend des actes concrets pour la planète. C'est aussi le cas de Louise Vanden Abeele, 17 ans. Elle est convaincue que la mobilisation des jeunes va encore prendre de l'ampleur. "On nous dit 'on doit baisser de 55 % les émissions d'ici 2030', mais en 2030 qui seront les adultes ? Ce sera nous ! Et pourtant, là, on est dans un stade où on est dans l'incapacité de faire quelque chose, car on est trop jeune. Donc la seule chose qu'on peut faire, c'est de montrer qu'on a aussi une voix même si on ne la transmet pas par vote", a réagi Louise.

"Il n'est pas question pour eux de lâcher l'affaire. Ils ont très bien compris qu'il n'y a pas d'avenir sur une planète morte et donc ils sentent que les hommes et les femmes politiques, l'ensemble des différents niveaux de pouvoir vont beaucoup trop lentement", a expliqué Carine Thibaut, directrice des campagnes du CNCD 11.11.11.

L'urgence climatique ne peut plus attendre. Ils le répéteront à nouveau la semaine prochaine. Deux nouvelles marches pour le climat sont prévues jeudi et dimanche.

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