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La bière plus chère en 2020: les cafetiers inquiets

 
 

La bière coûtera l'an prochain encore un peu plus cher: +10 centimes le verre dans tous les cafés et restaurants. C'est loin d'être la première augmentation de prix pour la bière. Les cafetiers se disent obligés de répercuter ces hausses, mais ils commencent à craindre pour la survie de leur établissement.

Remplir ses verres, un pan du quotidien de David qui lui coûte de plus en plus cher. Responsable de son café-restaurant depuis 7 ans, dans quelques semaines le prix de sa bière au fût devrait augmenter à nouveau. Et pourtant... "Dans la mesure du possible, si c'est faisable je n'augmenterai pas sauf si mon comptable me l'oblige." Comment va-t-il alors compenser? "Peut-être que je vais augmenter café ou augmenter le vin, et voilà. Et essayer de garder la bière, c'est quand même mon cheval de bataille."

Une augmentation qui n'engendrerait aucun bénéfice, ni pour les tenanciers, ni pour les professionnels du secteur. Elle s'explique par la hausse des matières premières et des coûts d'emballage, notamment. En 10 ans, la bière serait devenue rapidement plus chère que d'autres boissons. Selon l'Observatoire des prix, le verre aurait augmenté de 36% en dix ans. C'est bien plus que le vin, l'eau ou le lait.

"Les cafetiers, ils sont martyrisés"

"On a mis la bière au patrimoine mondial de l'Unesco, par contre, les cafetiers, ils sont martyrisés", déplore Yves Colette, Président des cafetiers de Belgique. "Il n'y a qu'à voir le nombre de fermetures, plus aucune création de nouveau café, les gens le constateront. On ouvre des night-shops, on ferme des cafés."

David, le tenancier, n'est pas plus positif: "On dit qu'on fait 200 bières avec un fût. Ce n'est pas possible de faire 200 bières. Même s'ils font 50 litres, il y a une perte de mousse. Je pense qu'on doit en faire 180 plus ou moins, 185 peut-être si on les tire convenablement. Et le fût ne fait qu'augmenter."

Chaque année, ce sont des centaines d'établissements qui ferment leurs portes. L'Horeca est le deuxième secteur d'entreprises le plus touché par les faillites en Belgique.




 

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