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Ce métier manque cruellement de candidats: 2.000 postes sont à pourvoir

Les formations se raréfient, les établissements ont quelque peu abandonné la filière.

La Belgique manque cruellement de mécaniciens. 2.000 postes sont à pourvoir selon les chiffres de Traxio, la Fédération du secteur automobile. Parmi les métiers les plus recherchés, ceux de mécanicien pour l'entretien des camions et d'autres bien précis dans la carrosserie.

Le métier de technicien automobile n'attire plus car il souffre déjà d'une mauvaise image. Alors qu'on imagine un professionnel en blouse bleue, les mains pleines de cambouis avec une clé à molette dans la poche, le métier est désormais très centré sur la technologie. Les voitures sont aujourd'hui équipées de systèmes informatiques, de caméras, de puces qui analysent les premières l'état du véhicule.

"Aujourd'hui, ça devient le secteur où la technologie est la plus moderne. On parle de voitures intelligentes, de nouveaux matériaux. Ça devrait attirer des jeunes dans le secteur. Quand on veut réparer une voiture, la première chose à faire, c'est presque de brancher un ordinateur pour voir ce qui se passe", indique Michel Morfitisse, responsable de la carrosserie Carglass à Evere, au micro de Vincent Chevalier pour Bel RTL.


"On essaie de rendre le métier attrayant"

En outre, on compte seulement 1.350 étudiants en mécanique automobile à l'heure actuelle. Les formations se raréfient, les établissements ont quelque peu abandonné la filière. Les parents décourageraient également les enfants de s'engager dans cette voie, réputée moins méritante. C'est alors aux entreprises d'avancer des arguments pour convaincre les futurs travailleurs.

"On va proposer une procédure de recrutement avec des formations à la clé, avec des jobs, une possibilité d'évoluer au sein de l'entreprise, de se diversifier. On travaille avec la filière d'apprentissage, ce qui consiste à prendre des gens qui viennent en alternance à l'école et sur le lieu de travail. On essaie de rendre le métier attrayant mais ça ne sera que très limité. Donc il va falloir que l'on développe autre chose", indique Michel Morfitisse.


Des évolutions rapides en interne

Les entreprises prennent donc les choses en main et proposent de plus en plus des alternances qui permettent la formation théorique de l'étudiant en cours et la formation pratique dans l'enseigne. Avec à la clé un job presque assuré, des propositions de carrière et des évolutions rapides en interne.

"On a établi différentes formations avec le centre EDUCAM. Ce sont des formations qui correspondent à ce que veut le ministre du Travail, c'est-à-dire des formations au niveau de burn-out, de la flexibilité au travail. Il y aura au moins 5 jours de formation gratuite qui pourront être suivis par le nouveau candidat engagé", note Philippe De Crock, porte-parole de Traxio, au micro de Pascal Hourman. 

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