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Certaines crèches resteront fermées ce mercredi: le secteur réclame une prime et de meilleures conditions de travail

 
 

Ce mercredi, certaines crèches wallonnes et bruxelloises gardent leurs portes fermées. Le front commun syndical réclame une prime de reconnaissance pour le personnel très exposé au Covid-19, de meilleures conditions de travail mais aussi une plus grande considération de la part des pouvoirs publics. 

Les puéricultrices et autres travailleurs et travailleuses de la petite enfance sont restés actifs depuis le début de la crise et se sont adaptés à des procédures sanitaires multiples pour pouvoir accueillir les plus jeunes enfants, invoquent les syndicats. Le personnel, majoritairement féminin, est particulièrement exposé puisqu'il peut difficilement appliquer les gestes barrières avec les tout-petits.

"Beaucoup de qualités, moins de moyens"

"Par rapport au début, ça a énormément changé, on est beaucoup moins valorisées, on nous demande beaucoup de qualités en mettant moins de moyens", explique une des manifestante venue exprimer son ras-le-bol à Liège ce matin. "Notre métier n’est pas du tout valorisé. On est vues comme des personnes qui viennent travailler et qui sont assises et qui jouent avec des enfants", explique une autre. 

On compte 4.113 milieux d’accueil à Bruxelles et en Wallonie. Beaucoup étaient en grève ce matin. Il faut dire que cela fait près de 30 ans que le secteur de la petite enfance n’avait pas mené d’action de grève d’une telle ampleur.

Vaccin et considération

"Ce qu’on demande, c’est que le secteur de la petite enfance soit reconnu comme essentiel, qu’elles puissent avoir accès à la vaccination de manière prioritaire", explique Christophe Kinot, délégué CSC. 

Les puéricultrices demandent également une prime étant donné leur exposition au virus. "Qu’on soit un peu mieux considérées, un meilleur encadrement pour nous et pour les enfants, un salaire un peu plus avantageux par rapport aux responsabilités qu’on prend", argumente l'un d'elles. 

"Il faut savoir qu’il a une réforme qui était prête à être signée et qui améliorait les conditions de travail que demande les travailleuses. Or, la ministre Linart a tout arrêté", conclut Marie-Christine Falzone, permanente CNE. 

Sans réponse à leurs revendications, les puéricultrices et accueillantes d'enfants pourraient mener d'autres actions dans les prochaines semaines. 

Voici quelques photos prises ce matin lors de l'action à la crèche de la Petite Espérance à Woluwé-Saint-Lambert où les puéricultrices ont exprimé leur ras-le-bol. 


©RTL INFO
 
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