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5 millions d'euros pour les victimes du Softénon: "Une somme symbolique qui a énormément tardé"

Cinq millions d'euros, c'est le montant prévu par le gouvernement pour venir en aide aux victimes du Softénon. Au début des années 60, ce médicament était prescrit aux femmes enceintes. Il a provoqué de nombreuses malformations génitales avant d'être retiré de la vente. L'an dernier, l'Etat belge avait été condamné à créer un fond d'aide pour les victimes.

Il y a 10 ans, Martine créait une association de victimes de la thalidomide, le produit contenu dans le Softénon. Pour elle, la mise à disposition par le gouvernement d'une enveloppe de 5 millions d'euros est l'aboutissement d'un long combat. "Je suis très contente parce que c'est un long combat qui nous amène finalement, comme Madame De Block l'a dit, à nous donner une somme qui est symbolique, mais qui a énormément tardé", explique Martine Olivier, présidente de l'association des victimes belges du Softénon, dont elle fait elle-même partie.

Selon Martine, cette somme symbolique de 125.000 euros par personne, c'est peu vu les besoins nécessaires pour adapter les lieux de vie au handicap. "Il est évident qu'on ne sait pas bien comment on va vieillir parce qu'il n'y a eu personne avant nous qui a été victime du Softénon. Et j'espère qu'il n'y en aura pas après. Cette somme, 125.000 euros, ça peut paraître beaucoup. Mais tout coûte tellement cher qu'elle pourrait très vite disparaître."


36.000 euros pour adapter sa voiture

À titre d'exemple, l'adaptation de la voiture de Martine coûte pas moins de 36 000 euros. Elle salue cependant la décision qui fait suite à une longue procédure judiciaire, au tribunal civil d'abord, à la cour d'appel ensuite. En 2010, une promesse avait été faite par la ministre de la santé de l'époque de dégager 5 millions d'euros.

Il reste aujourd'hui en Belgique 28 victimes belges du Softénon. Martine fêtera bientôt ses 59 ans. Cinquante-neuf années durant lesquelles elle a combattu pour une vie normale.

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