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Colère d'usagères contre les chauffeurs STIB en grève: "On est restés à la maison avec un chômage de m... Et maintenant on ne peut pas aller au travail""

 
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Ce lundi matin, de nombreux chauffeurs de trams et de bus du réseau de transport public bruxellois ont décidé de ne pas travailler. Le trafic de bus et de tram est donc fortement perturbé. Le métro, par contre circule normalement. Il n'y a pas eu d'appel des syndicats, il s'agit d'un mouvement spontané pris par les travailleurs.

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Les grévistes invoquent leur "droit de retrait". Celui-ci est un droit de quitter son poste en cas de "danger grave et imminent" – sans crainte d’être licencié. Il n'a jamais été utilisé dans l'histoire de la Belgique. Quel est le "danger grave" ? L'arrêt de certaines mesures mises en place au début du confinement et qui ne sont plus d'application aujourd'hui car elles ne sont désormais plus compatibles avec la reprises de l'activité économique qui nécessite de transporter plus d'usagers. Ainsi, la règle de distance sociale n'est plus de mise et est compensée par le port obligatoire du masque. Mais, selon un chauffeur, le masque n'est "bien entendu" pas suffisant.

De nombreux navetteurs qui comptaient sur leur tram ou bus ce matin dans la capitale se sont donc retrouvés sur le quai à devoir longuement patienter pour un hypothétique tram ou bus. "C'est pas normal la grève de la STIB! Au Churchil à Uccle, ce sont plus de 100 personnes qui attendent le tram depuis plus d’une heure pour aller au travail! On est resté à la maison sans travailler, avec un chômage de mer... et maintenant on ne peut pas aller au travail, on reste comme des connes pour attendre une tram dont on ne sait pas s'il arrivera ou non!", a témoigné une usagère via notre bouton orange Alertez-nous.

"C'est vraiment honteux de ne pas avoir averti de la grève. Mon fils a rendez-vous ce matin à l'hôpital et nous avons attendu 30 minutes dans le froid pour rien. Honteux, honteux", écrivait pour sa part une maman.

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