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Comme beaucoup de services fédéraux, la prison d'Ittre est en grève: "Le gouvernement Michel s'attaque au système fédéral"

Comme beaucoup de services fédéraux, la prison d'Ittre est en grève:

Les syndicats réunis en front commun font grève dans les services fédéraux ce lundi 30 avril, afin de contester les réformes du gouvernement et du ministre de la Fonction publique Steven Vandeput (N-VA). Il ne s'agit que d'un "premier avertissement", d'autres actions devraient suivre dans les prochaines semaines.

Les organisations syndicales appellent tous les fonctionnaires fédéraux à fermer leur service ce lundi. Des piquets de grève seront également organisés dans plusieurs régions.

Les gens ne se rendent pas compte de ce que veut nous faire manger le gouvernement Michel

Des témoins nous ont par exemple signalé un piquet de grève à la prison d'Ittre via notre bouton orange Alertez-nous. Nous avons contacté Philippe Lievens, délégué CGSP. "Les changements prévus sont de taille, les gens ne se rendent pas vraiment compte de ce que veut nous faire manger le gouvernement Michel. Il s'attaque au système fédéral, il supprime des jours de congés et ce qu'on appelle des petits congés, comme les jours prévus pour les mariages, les communions, les décès... Surtout, on dénonce aussi le recours aux contrats intérimaires et aux contractuels à la place des statutaires. On voit qu'on veut aller vers une privatisation du service public", nous a-t-il confié ce lundi matin.

À Ittre, Philippe Lievens nous indique que 60% du personnel suit le mouvement ce matin. Cela devrait avoir des conséquences sur la journée des prisonniers. "Ça va tourner au ralenti. Ils auront sans doute leur douche, mais pas à la même cadence. Peut-être moins de préau et d'activités aussi. Mais les postes importants comme les repas et les médicaments sont assurés", explique le syndicaliste, qui précise qu'aucune visite n'était prévue ce lundi.

Des agents ont même supprimé leur congé pour se déclarer en grève

Les fonctionnaires dénoncent les nombreuses "attaques" du ministre contre la fonction publique fédérale, notamment le démantèlement de la nomination statutaire, l'introduction du travail intérimaire, la modification du régime des congés et la suppression du crédit maladie. "Le taux de participation au mouvement sera important, des agents ont même supprimé leur congé pour se déclarer en grève", prévenait vendredi Silvana Bossio, secrétaire nationale CSC Services publics. "Le bilan du ministre est quasiment nul et il veut maintenant avancer au pas de charge pour faire passer ses réformes". Les syndicats jugent la méthode du ministre Vandeput "irréaliste et irresponsable".

Concrètement, les SPF Finances, Santé et autres resteront fermés ainsi que de nombreux bureaux de l'Onem, mais les transports ne seront pas touchés. Les syndicats envisagent d'autres actions après la grève de lundi et comptent "maintenir la pression" dans les prochaines semaines. "Nous n'avons pas élaboré de calendrier précis mais nous sommes déterminés", confirme Silvana Bossio. "Le gouvernement doit ouvrir le dialogue avec les travailleurs".

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