En ce moment
 
 

Comment faire plus avec moins? Le défi des banques alimentaires face à l'augmentation du nombre de bénéficiaires

Le nombre de bénéficiaires des banques alimentaires augmente chaque année. Ces dernières collectent plus de 15.000 tonnes de vivres par an qu'elles distribuent aux plus démunis. En 2018, 159.000 personnes en ont bénéficié. Depuis janvier, on dénombre 10.000 bénéficiaires supplémentaires. Les associations partenaires sont ainsi contraintes à refuser des demandes. 

"Je ne sais pas la raison pour laquelle cette croissance se fait mais je constate qu'on reçoit plus de familles monoparentales et des jeunes", précise Jef Mottar, administateur délégué de la fédération belge des banques alimentaires.

A Ganshoren, le nombre de demandes ne cesse de croître. Conscients que la taille de le local de leur association ne leur permet pas d'accueillir des denrées supplémentaires, Guy et Claire sont contraints de refuser de nouveaux bénéficiaires. "On aide 65 familles, ce qui représente 150 personnes. Ce nombre augmente chaque année. Malheureusement, on a une liste d'attente", témoigne Guy Derberdt, bénévole à l'entraide alimentaire de Sainte Cécile à Ganshoren.


Un partenariat avec une grande société spécialisée dans la restauration

Actuellement, les banques alimentaires sont financées grâce à des dons et un fonds européen. Accroître leur capacité de stockage ainsi que leurs moyens d'action: tel est l'objectif de nombreuses associations. Pour être plus efficaces, les banques alimentaires multiplient les partenariats. La dernière initiative provient d'une grande société spécialisée dans la restauration, à travers des chèques-repas.

"Les personnes qui ont des chèques repas Sodexo peuvent se rendre dans leur commerce de proximité (les boucheries et boulangeries de quartier) et utiliser leur carte Sodexo pour payer. Après ça, Sodexo reverse 2 cents au banques alimentaires", éclaire David Bouchard, marketing manager. 

L'objectif est de récolter 30.000 euros d'ici la fin de l'été. Les fonds permettront d'acheter aux banques alimentaires des infrastructures adaptées. En attendant, les bénévoles poursuivent leur mission.

Vos commentaires