Condamnés libérés sous conditions: une nouvelle plateforme pour mieux communiquer entre la police et la justice

La plateforme d'échanges d'informations entre les différentes polices et autorités judiciaires, I+Belgium, a été présentée et officiellement lancée vendredi à Comines-Warneton. Était notamment présent le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V). Cet outil numérique permet de recevoir des informations sur des condamnés libérés sous conditions dans les 24 heures, alors qu'il fallait parfois plusieurs semaines voire mois auparavant.

Le système d'I+Belgium, initialement développé par la police de Comines-Warneton, permet l'échange d'informations quasi en temps réel sur des personnes libérées sous conditions. Il informe chaque partenaire (les zones de police, la police fédérale et les autorités judiciaires) sur le devenir de ces individus et permet ainsi une réaction rapide de tous les acteurs et un meilleur suivi des personnes en conditionnelle. "La sécurité des citoyens nécessite une approche en chaîne. Ce n'est qu'en collaborant que notre société progresse. Une coopération approfondie avec l'ensemble des services et des niveaux, comme I+ Belgium le permettra désormais, veille à pouvoir rapidement réagir et rectifier le tir, si nécessaire", a déclaré le ministre de la Justice Koen Geens.

"Cette plateforme permet de recevoir dans les 24 heures des informations sur les personnes libérées sous conditions. Cela prenait parfois plusieurs semaines voire mois précédemment. Les polices peuvent ensuite voir si les conditions de libération sont respectées et signaler s'il y a un manquement aux autorités compétentes", a souligné Marc De Mesmaeker, commissaire général de la police fédérale. "Les gens sur le terrain peuvent savoir en temps quasi réel ce que devient une personne libérée sous conditions. C'est un exemple de bonne collaboration entre polices locales, fédérale et autorités judiciaires", a-t-il ajouté. "C'est un outil qui renforce la cohérence de l'ensemble de la chaîne qui suit les personnes en libération conditionnelle. Il donne un accès direct au contrôle et au suivi", a souligné Rachid Madrane, ministre en charge des Maisons de Justice en Fédération Wallonie-Bruxelles (PS).

Actuellement, 8.000 personnes (policiers fédéraux, locaux, maisons de justice) utilisent quotidiennement I+Belgium, qui est déjà implanté à Bruxelles, dans les provinces de Hainaut, de Flandres occidentale et orientale, de Luxembourg, de Liège et du Brabant wallon. Suivront Anvers et le Limbourg dans quelques semaines. D'ici l'automne, toutes les autres zones seront connectées au système.

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