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Coronavirus en Belgique: pas de foyer de contamination constaté dans les commerces, comment expliquer leur fermeture?

 
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Des rideaux baissés et des rues piétonnes désertées. Depuis un mois, les commerces dits "non essentiels" sont à l’arrêt. Une fermeture justifiée et justifiable pour son promoteur, le ministre de la Santé.

"Il était nécessaire de prendre des mesures qui allaient réduire rapidement et au maximum le nombre de contacts et de déplacements, c’est pourquoi nous avons décidé de fermer les commerces non essentiels", a-t-il indiqué dans un communiqué. Cette décision a été prise avec l’appui d’un collège scientifique, selon le ministre. 

Pourtant, l’impact de la fermeture des commerces sur la décroissance de l’épidémie pose aujourd’hui question. "Le rôle des commerces est probablement marginal, très marginal", indiquait Nathan Clumeck, spécialiste des maladies infectieuses de l'ULB. 

Car si la Belgique ne dispose pas d’étude précise, il suffit de regarder en dehors de nos frontières pour tirer quelques enseignements. "Dans la plupart des études qui ont cherché des sources de contaminations à l'étranger, en particulier des études faites en Chine et aux Etats-Unis, les commerces ne sont pas cités comme une source d'infection", souligne Nathan Clumeck.

Ils ont été fermés pour diminuer la circulation globale des individus

Qu’on y vende des vêtements ou des jouets, les commerces ne seraient donc pas des lieux à risque, comme le précisait le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem quelques heures avant l’annonce de leur réouverture. "Pour l'instant, on n'a pas de signe scientifique qui nous montre que dans le passé, on ait eu des problèmes de clusters au niveau des commerces. Ils ne sont pas un problème en eux-mêmes, ils ont été fermés pour diminuer la circulation globale des individus", indiquait-il. 

Face à ce constat, pourquoi avoir fermé les enseignes? Pour Yves Coppieters, les commerces sont victimes de leur pouvoir d’attraction, plus que de leur danger potentiel. "Si on limite certaines activités dans la société comme les commerces non essentiels, on limite les déplacements de la population. La diminution des déplacements est un facteur protecteur par rapport aux transmissions", explique-t-il. 

Ces déplacements vont reprendre dès mardi lors de la réouverture des commerces. Dès lors, pour les 3 experts interrogés, il est difficilement concevable de maintenir fermés coiffeur et autres salons d’esthétique.

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