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Coronavirus en Belgique: pourquoi attendre le 15 janvier pour réévaluer les choses?

 
 

Les courbes présentées ce matin par Sciensano (Institut de Santé publique) confirment la tendance à la baisse pour tous les indicateurs du coronavirus dans notre pays. Résultat, certains partis politiques incitent à une réévaluation de la situation.

Lors du dernier comité de concertation, Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé, avait dit que si on arrivait à moins de 800 cas par jour et moins 75 nouvelles hospitalisations par jour, alors on peut envisager d'assouplir les mesures. On pourrait atteindre les objectifs fixés par le ministre de la Santé avant la fin du mois de décembre, donc plutôt que prévu, soit le 15 janvier. D'un autre côté le même Frank Vandenbroucke annonce pour l'instant que rien ne bougera avant le 15 janvier et qu'il ne devrait pas y avoir de nouveau comité de concertation pour évaluer les chiffres.

Vous donnez un pouce et il y a la main et le bras qui y passent


Alors pourquoi ne pas envisager une éventuelle ouverture de cette bulle familiale pour Noël ? Pourquoi attendre le 15 janvier pour réévaluer les choses ? Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus, fait savoir au micro de Mathieu Col: "Il a clairement été décidé qu'on passe ce cap et qu'on s'y maintienne. Ce n'est pas simplement une victoire transitoire, mais une maintenance de ce genre de chiffres extrêmement favorables pendant un certain nombre de semaines. Pendant ce temps-là, l'analyse de la situation serait faite. Sur base de cette diminution bien persistante et bien conséquente, on pourra à ce moment-là avoir un allégement du confinement. (...)

Personne ne veut cette troisième vague

"Le problème, c'est toujours cette éternelle histoire: vous donnez un pouce et il y a la main et le bras qui y passent. Il y a une crainte qu'en relâchant un peu les choses, on se laisse aller beaucoup trop fort. On sait tous que se laisser aller à Noël et Nouvel An pourrait donner une cascade de transmission parce que ce sont deux fêtes à une semaine d'intervalle. Soit juste le temps qu'il faut au virus pour se multiplier et être bien transmissible. Ce serait une catastrophe. Personne ne veut cette troisième vague", conclut Yves Van Laethem.

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