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Coronavirus en Belgique - Retour à l'école lundi: la ministre précise ce qui est prévu

  • Coronavirus: les enseignants pourront être dépistés en priorité

  • Coronavirus: le point sur la rentrée en code rouge avec Caroline Désir

 
 
CORONAVIRUS
 

La ministre de l'Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles était l'invitée de Luc Gilson dans le RTL INFO 19H ce vendredi. Caroline Désir a été interrogée sur l'organisation du retour à l'école lundi.

Luc Gilson: Dès lundi, ce sera donc une rentrée scolaire en code rouge. Les maternelles et les primaires seront de retour à l'école à temps plein. Les premières et deuxièmes secondaires aussi. Mais à partir de la troisième, les cours se donneront la moitié du temps à l'école, l'autre à distance. Comment ça va s'organiser, concrètement? 

Caroline Désir: Les experts sanitaires nous ont demandé d'organiser les choses comme cela. Parce que, jusqu'aux alentours de 14 ans, on est relativement rassuré sur les formes de contamination. Au-delà, les adolescents se comportent un petit peu plus comme les adultes avec ce virus. C'est déjà pour cette raison qu'on avait masqué les élèves à partir de 12 ans. Ici, vu la flambée de contaminations avant les vacances de Toussaint, ils nous ont demandé de prendre des mesures supplémentaires. De basculer l'enseignement en code rouge, et donc à partir de la troisième secondaire de réduire le volume global de population scolaire de moitié. On a donné ces instructions aux écoles. Elles ont une certaine latitude en matière d'organisation.

Luc Gilson: Chacun va pouvoir organiser cela de la façon qu'il veut? Par exemple en alternant par semaine ou par trois jours?

Caroline Désir: Les écoles et leurs représentants nous ont demandés un peu de souplesse en matière d'organisation. Parce que vous savez qu'ils ont dû déjà beaucoup changer d'organisation depuis le début de l'année. Ça nécessite beaucoup de travail. Donc il y a une souplesse dans l'organisation. Certains font trois jours et deux jours, puis deux jours et trois jours (ndlr: alternants les jours de cours en présentiel et les jours de cours à distance). Certains fonctionnement une semaine sur deux, voire un jour sur deux. Mais ce qui nous intéressait là-dedans, c'était de pouvoir garder un minimum de présence à l'école pour l'ensemble des élèves. Ce qui nous permet de réalimenter systématiquement la relation pédagogique. On voit que ça avait cruellement manqué quand on avait dû basculer à l'enseignement complètement à distance durant les mois de mars, avril, mai et juin de l'année passée (ndlr: année scolaire passée). Donc ici on pense que ça va nous ouvrir quand même de meilleures perspectives sur le plan pédagogique.

Luc Gilson: Cela dit, ça pose aussi des questions sur l'accès au numérique. Vous dites que "à distance" ne veut pas forcément dire "via un ordinateur"?

Caroline Désir: Pas uniquement. Évidemment, on a fait énormément de progrès et les équipes pédagogiques, que je remercie énormément, ont fait d'énormes progrès dans l'usage du numérique. Les élèves aussi d'ailleurs. Mais ce n'est pas pour autant la panacée. On peut très bien imaginer de donner d'autres formes de travaux à faire par les élèves à domicile en autonomie. On peut leur demander de lire des ouvrages, des livres, de regarder des vidéos. Il y a plein d'autres choses à faire. Mais ce moment en présentiel permet, comme je le disais, d'alimenter la relation pédagogique. Permet aux élèves de poser des questions, etc. Donc c'est une nouvelle forme d'apprentissage à mettre en place.

Luc Gilson: Un des problèmes, avant les congés, c'était l'absence de nombreux professeurs, malades ou placés en quarantaine. C'est réglé, de ce côté-là ?

Caroline Désir: En tout cas, on est très satisfait parce que la CIM Santé (ndlr: Conférence interministérielle santé) a de nouveau accepté de considérer que les enseignants étaient un personnel prioritaire pour le testing (ndlr: dépistage). Vous savez que depuis les environs du 19 octobre on ne teste plus les personnes asymptomatiques. Ce qui pose un problème, parce que systématiquement les enseignants devaient faire des quarantaines de dix jours, même s'ils n'étaient ni positifs ni malades. Grâce au fait qu'ils sont de nouveau considérés comme un public prioritaire, qui peuvent donc être testés même s'ils sont asymptomatiques, on va pouvoir les tester à J+5 après un contact à haut risque avec une personne contaminée. Et s'ils sont négatifs ils peuvent réintégrer l'école au bout de sept jours. C'est en application dès la rentrée de lundi. Ça va nous permettre de retrouver un tout petit peu de souplesse dans l'organisation de nos écoles. Parce qu'on a vu les chiffres, on a des contaminations mais on a surtout des mises en quarantaine qui ont fortement désorganisé les écoles. Principalement dans les deux semaines qui ont précédé les vacances de Toussaint.

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