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Coronavirus en Belgique: le taux de reproduction du virus repasse à 1, une première depuis avril

Coronavirus en Belgique: le taux de reproduction du virus repasse à 1, une première depuis avril
 
CORONAVIRUS

Le taux de reproduction du coronavirus est de nouveau passé à 1 dans notre pays, a rapporté jeudi le virologue Steven Van Gucht de l'Institut de santé publique Sciensano. Cela signifie qu'un malade atteint du Covid-19 contamine lui-même une nouvelle personne en moyenne. C'est la première fois que ce taux passe au-dessus de 1 depuis le 4 avril, lors du pic épidémiologique. Il se situait alors à 1.06.

Si la Première ministre Sophie Wilmès avait déjà mentionné un taux de reproduction supérieur à 1 mercredi, suite au Conseil national de sécurité, c'est que Sciensano calcule le taux sur base des nouvelles hospitalisations. D'autres experts arrivent à un chiffre plus élevé en s'appuyant sur le nombre d'infections. Selon Sciensano, le taux de reproduction du virus, ou R0, au 15 juillet est de 1, bien qu'il y ait encore des incertitudes à ce sujet. Le R0 varie entre une valeur inférieure de 0,78 et une valeur supérieure de 1,25, explique Steven Van Gucht. La tendance est claire. Le 5 avril, le taux avait franchi le cap du 1.

Le 30 juin, ce seuil était presque atteint à nouveau, avant de décroître un peu. Mais le R0 est une nouvelle fois à la hausse depuis le début du mois de juillet. Selon Steven Van Gucht, ce taux concorde avec une certaine stabilisation du nombre d'admissions à l'hôpital. "Nous sommes à présent dans la phase de "plateau", mais on constate bien entendu une tendance à la hausse".

D'après les chiffres de Sciensano communiqués jeudi par le SPF Santé publique, la moyenne des nouvelles infections journalières sur sept jours est légèrement inférieure à 100 pour la semaine du 12 juillet, tandis que l'Institut de santé publique communiquait une moyenne de 85 cas quotidiens pour la semaine précédente. Sur ces 15 personnes supplémentaires, une ou deux en moyenne sont hospitalisées, selon le virologue. "Il est très important de rester prudent, en particulier avec les personnes présentant un risque accru", conclut Steven Van Gucht. "Les grands-parents, par exemple, doivent être très prudents, la distanciation physique fonctionne". Il conseille de ne pas serrer de mains et de ne pas donner de baisers lors des visites familiales, par exemple.

 

 

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