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Dans les coulisses du musée Wellington avec les guides Alain et Jacques: "Napoléon souffrait d’hémorroïdes"

Dans les coulisses du musée Wellington avec les guides Alain et Jacques:
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Les coulisses des vacances nous emmènent ce lundi dans le Brabant wallon au musée Wellington. Situé le long de la chaussée de Bruxelles, en plein cœur de Waterloo, c’est dans cette ancienne auberge du 18ème siècle que les Anglais avaient installé leur QG pendant la célèbre bataille qu’ils ont mené et gagné face à Napoléon en 1815. Olivia François a rencontré Alain et Jacques, deux guides passionnés qui connaissent l’histoire de la bataille de Waterloo sur le bout des doigts.

Cela fait des années qu’il parcourt les salles et les escaliers de la bâtisse érigée en 1705. Le Musée Wellington n’a plus beaucoup de secrets pour lui. Alain prend plaisir à y guider les visiteurs depuis les années 90. 

"C’est ma salle préférée. Je trouve qu’elle représente un symbole très important puisque l’on voit sa grâce, le duc de Wellington, assise devant sa table de campagne qui est en train de rédiger le bulletin de victoire transmis à Londres le mercredi 21 juin. Imaginez l’enthousiasme de la victoire", lance Alain.

Les yeux plein de malice, le guide de 72 ans, aime revenir sur cet épisode de l’histoire en y apportant souvent sa petite touche personnelle. Des précisions et des anecdotes qui n’ont l’air de rien, mais qui marqueront le visiteur à jamais.

"On a dit par exemple Napoléon sur son cheval blanc avec sa tenue de colonel de la garde au milieu de ses troupes qui donnait ses ordres. La vérité est quand même un peu différente. Il souffrait d’hémorroïdes. Donc ce n’était pas très compatible avec le cheval. Il était assis sur une chaise avec une botte de paille, il donnait ses ordres à ses officiers. C’est plutôt comme ça que cela s’est passé", assure-t-il.

Un exemple même de fake news, selon Alain. Et un détail qui a sans doute joué un grand rôle dans le déroulement de la bataille.
Au 1er étage, nous retrouvons Jacques Pirlet, le président des guides 1815, l’asbl dont Alain fait partie.


"Le visiteur à Waterloo doit garder un bon souvenir de son passage" 

"Notre objectif c’est que le visiteur à Waterloo doit garder un bon souvenir de son passage et pour cela il faut faire vivre l’histoire", explique-t-il.
Et à ce jeu-là, Alain est imbattable. "C’est notre professeur, celui qui organise nos formations. En plus, c’est un excellent conteur", assure Jacques.

En tout, ils sont une cinquantaine à relater plusieurs fois par semaine l’histoire de Napoléon et du duc de Wellington. Ils se rendent souvent sur le champ de bataille notamment et à la butte du Lion. Mais le musée, pour Jacques, revêt aussi une importance capitale.

"On aime beaucoup le musée Wellington parce que c’est le seul je pense qui soit vraiment un peu resté comme à l’époque. Beaucoup de visiteurs anglais nous font la remarque que quand vous allez au mémorial sur le champ de bataille on voit des Napoléon partout et très peu Wellington. Donc, il fallait garder quelque chose à la mémoire de Wellington."


Des retraités passionnés 

Jacques et Alain sont tous les deux des anciens ingénieurs. Et comme la plupart des guides, ils ont débuté cette nouvelle aventure lorsqu’ils sont partis à la retraite."Le profil moyen, ce sont des jeunes retraités qui sont passionnés. Et on étudie, on essaye d’approfondir nos connaissances, on fait des petites recherches nous-mêmes et on trouve parfois des détails très intéressants."

Un travail permanent mais surtout très gratifiant."Quand on a fait un bon guidage, on est content. C’est pour cela qu’on le fait puisque nous sommes tous des bénévoles", confie Alain.

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