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Danger des pilules contraceptives: Onkelinx veut mieux informer les patientes

 
 

La ministre de la Santé publique Laurette Onkelinx va renforcer l'information relative aux pilules contraceptives, en particulier celles dites de 3ème et 4ème générations, a-t-elle annoncé vendredi dans un communiqué. Un courrier d'information sera envoyé aux médecins dans les prochains jours, rappelant le risque de thrombose associés à ces pilules et la nécessité de rechercher les facteurs de risque de thrombose lors de la prescription d'un contraceptif à une nouvelle utilisatrice.

Ces dernières semaines, les pilules de 3ème et de 4ème générations ont fait l'objet d'un débat houleux en France, où le ministère de la Santé publique a décidé d'avancer à mars 2013 la fin de leur remboursement pour en limiter la consommation. Selon des dernières analyses, ces pilules présentent un risque 2 fois plus important de thrombose veineuse (on parle de 3 à 4 femmes pour 10.000) par rapport aux pilules plus anciennes (2 femmes pour 10.000).

 

Les pilules en cause sont prescrites à 3 femmes sur 4 en Belgique

Parmi toutes les pilules commercialisées en Belgique, celles de 3ème et de 4ème générations sont prescrites dans 75% des cas. A ce jour, selon l'Agence fédérale belge des médicaments (AFMPS), une vingtaine d'effets indésirables ont été enregistrés concernant notamment des thromboses et des troubles visuels pour les contraceptifs de 3ème ou de 4ème génération, sur un million de femmes qui prennent la pilule.

Informer quant aux risques, mais pas susciter la panique

Réagissant à la polémique française, Laurette Onkelinx demandera aux médecins ainsi qu'aux mutuelles d'informer la population belge au mieux quant aux risques réels des pilules contraceptives et les alternatives existantes. Il faut toutefois éviter de semer la panique, "nos experts ne sont pas inquiets dans la mesure où les effets indésirables sont rares et connus des médecins", conclut la ministre.

L'Europe ne recommande pas d'arrêter les contraceptifs

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a par ailleurs rappelé, vendredi dans un communiqué, qu'"il n'y a actuellement aucune nouvelle preuve suggérant un changement dans le profil de sécurité connu des pilules combinées commercialisées actuellement. Il n'y a de ce fait aucune raison que les femmes arrêtent leur contraception." La France a, pour sa part, fait savoir par l'entremise de sa ministre de la Santé Marisol Touraine qu'elle allait "saisir l'Europe, pas pour suspendre (ces pilules) mais pour modifier" leurs indications de prescription.




 

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