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De nombreuses routes wallonnes "se soulèvent" à cause de la vague de chaleur: le plan d’urgence est lancé (vidéo)

Nos routes connaissent pas mal de dégâts consécutifs à la vague chaleur. Le tarmac s'est soulevé à plusieurs endroits.

Totalement défoncée par endroits, une route de Polleur, dans la province de Liège, s'est soulevée d’une vingtaine de centimètres. Ce phénomène a lieu dans plusieurs endroits du pays. Sous le soleil, les armatures de fer se sont dilatées dans le béton. Cela représente un véritable danger pour les automobilistes.

 
 
 

"Le problème est simple. Sous l'effet de la chaleur, le béton se dilate et ce sont les endroits les plus fragilisés qui se soulèvent carrément malgré le ferraillage", explique José Drouguet, Chef d’équipe.


Partout, en Wallonie, le plan d’urgence est lancé. Les tonnes de gravats s’empilent. Depuis 48 heures, une équipe répare la E411. Il s'agit de la seule une bande rendue accessible à la circulation.

"On hérite un peu des constructions des années 70 qui étaient faites en béton. Le béton est un matériau particulièrement sensible à la chaleur et à certains endroits du réseau qui sont un peu plus faibles", précise Mee Hwa Boulangé, porte-parole du Service Public de Wallonie Mobilité et Infrastructures.



Depuis 48 heures, le district namurois compte 7 chantiers de ce type dont 3 sur une portion d’un kilomètre. L’objectif est de dégager puis reboucher la chaussée par du tarmac chauffé à plus de 150 degrés. Les ouvriers doivent procéder en plusieurs étapes.

"On travaille par couche de 6 à 7 centimètres puis on compacte jusqu'à arriver à la bonne hauteur", détaille Alain Massin, chef d’équipe.

 
 

En temps normal, le travail est réalisé en fin de journée, mais ici, il y a urgence... Donc, pas question de fermer l’autoroute. Malgré la signalisation, les automobilistes flirtent parfois avec le danger.

"Les gens ne comprennent pas que nous, on est assez près de la voirie. Ca roule toujours assez vite. On met des panneaux, mais les gens ne font pas attention", déplore Jonathan Linet, ouvrier de voirie sur autoroute.


 Il faut compter 3 à 5 heures pour le refroidissement du tarmac afin que la chaussée soit à nouveau praticable. Plusieurs dizaines d’interventions de ce type sont prévues jusqu’à la fin de cette semaine caniculaire.

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