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De plus en plus de délits sur Internet: en quoi consistent les nouvelles missions d'infiltrations de la police?

De plus en plus de délits sur Internet: en quoi consistent les nouvelles missions d'infiltrations de la police?

Le nombre de délits commis sur internet a doublé en six ans pour atteindre près de 15.000 faits, alors que dans le même temps, la criminalité classique recule.

La police veut se donner des moyens pour lutter contre cette délinquance. Comme on l'apprend ce matin dans les pages du journal l'Echo, des agents pourront bientôt être infiltrés sur Internet.

Leur mission sera de créer un faux compte numérique pour infiltrer et démanteler des réseaux cybercriminels : trafic d'armes, de drogue, radicalisation, mais aussi pédopornographie, harcèlement ou phishing (hameçonnage).

Les nouvelles compétences de la police locale et fédérale s'étendent aussi bien sur l'internet classique que sur le darkweb et le deepweb. Mais pour s'attaquer aux cybercriminels, les agents devront d'abord être nommés par leur hiérarchie avant de suivre une formation en interne.

Les missions d'infiltration seront ensuite confiées par un magistrat du parquet. Sous une fausse identité, les enquêteurs pourront ensuite entrer en contact avec les suspects dont la présomption de culpabilité est déjà forte. Dans certains cas très particuliers, les agents pourront eux-mêmes se mettre en infraction, mais ils ne pourront provoquer et inciter leur cible à commettre un délit.

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