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De plus en plus de ménages s'équipent de caméras de surveillance: qui visionne ces images?

Pendant la période des vacances, la protection des habitations est aussi une préoccupation majeure des autorités et des citoyens. On constate qu’il y a de plus en plus de caméras de surveillance installées dans les habitations ou les entreprises. L’augmentation est de 35% par rapport à l’an dernier. Ces images peuvent s’avérer très utiles, notamment lors d’enquêtes judiciaires.

 

Nos journalistes se sont rendus chez Ida. Son habitation est sécurisée et reliée à une centrale. Le système utilise des caméras. Une option qui est devenue indispensable pour beaucoup de ménages ou de sociétés privées. Ici, le tout est relié par un téléphone via une application. "C’est un système sympa, qui comprend la caméra, un détecteur qui prend des photos, j’ai des contacts magnétiques, j’ai le clavier qui me permet d’armer et désarmer, et j’ai également un détecteur de fumées, c’est aussi un élément important", explique l’habitante.


Une centrale d'intervention visionne les images

En cas d’intrusion, d’incendie ou de fausse alerte, c’est à partir d’une centrale que l’intervention est gérée. "Je viens de recevoir une alarme intrusion", explique l’une des opératrices. 60 personnes travaillent en connexion avec cette zone de contrôle en permanence. L’utilisation des caméras est indispensable.


Le prix des caméras baisse

"Selon les chiffres de l’ACA, l’association des centrales d’alarmes en Belgique par rapport à l’année passée, il y a eu une augmentation de plus de 35% de caméras connectées dans les centrales d’alarmes", explique Peter Henderickx, responsable Securitas et président de l’ACA. "On voit que le prix des caméras baisse et que beaucoup de gens vont rajouter des caméras en combinaison d’un système d’alarme traditionnel."


Des images utiles pour les enquêtes

Dans les dossiers judiciaires, il y a de plus en plus d’images utiles aux enquêtes. "Cela permet sans doute d’avoir des pistes plus rapidement pour les enquêtes, c’est un élément important, mais qui ne doit pas être le seul à prendre en compte au niveau judiciaire", prévient Denis Goeman, substitut du procureur du roi au parquet de Bruxelles. "Il peut y avoir différentes interprétations donc il faut toujours que cela soit des éléments parmi d’autres."

Si 98% des interventions sont liées à des fausses alarmes, l’intérêt est de réagir de manière adéquate concernant le pourcentage restant.

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