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Pourquoi la nouvelle mesure limitant les frais pour les excursions scolaires est-elle critiquée?

Pourquoi la nouvelle mesure limitant les frais pour les excursions scolaires est-elle critiquée?
©PIXABAY
 

Depuis le 1er septembre dernier, les frais scolaires pour les excursions sont plafonnés dans les écoles maternelles de la Fédération Wallonie Bruxelles. Les parents ne doivent plus débourser plus de 45 euros par enfant et par an. Certaines associations de parents et directions d'écoles y voient une forte contrainte qui limiterait les possibilités pour organiser des sorties. 

La mesure doit éviter des frais trop importants pour les familles afin de ne pas laisser de côté les enfants les plus précarisés. La mesure suscite le débat devant une école bruxelloise. Certains sont pour : "Il y a des familles qui sont en difficulté, il faut peut-être plus de solidarité aussi au niveau de l'école, au niveau des parents", confie une mère de famille. Il y a également les contres : "J'aurais préféré continuer à payer, que les enfants puissent bénéficier de plus de sorties scolaires".

"Certains parents avaient peur de la facture"

Depuis l'entrée en application de la mesure, les professeurs de l'école Saint-Michel à Jette ont bien dû s'adapter. "Si les enseignants veulent faire deux sorties en car, même à Bruxelles, deux sorties sur l'année et c'est fini leur budget de 45 euros est terminé", regrette Florence Bertrand, la directrice de l'école. Cette dernière reconnaît tout de même un aspect positif car des enfants étaient pénalisés dans le passé à cause de la situation financière de leur parent : "Certains parents ne mettaient pas leurs enfants en activité, de peur de voir sur la facture ces frais d'activité".

La ministre de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles Caroline Désir justifie l'intérêt de la mesure.  "Je sais que la question du transport scolaire est importante notamment dans les écoles rurales et en Wallonie mais 45 euros, c'est déjà une somme. Quand on a plusieurs enfants, ce sont des sommes qui s'accumulent donc ça nous paraissait normal de mettre une limite".

 

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