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Des milliers d'heures de cours perdues dans les écoles: un directeur pointe du doigt la réforme des titres et fonctions

Des milliers d'heures de cours ont été perdues dans les écoles depuis la rentrée car les établissements manquent de professeur. Et la réforme des titres et fonctions aggrave la pénurie d'enseignants.

Les exigences pour recruter un titulaire ou un remplaçant sont plus strictes. Les directeurs doivent engager en priorité les professeurs qui ont un titre requis, avant d'envisager ceux dont le diplôme est un peu moins précis. Cela entraîne de lourdes démarches administratives qui allongent les délais. 

Patrick Dekelver, directeur de l’institut des Sacrés-cœurs à Waterloo a clairement le décret titres et fonctions dans le collimateur. "Peut-être le pire décret que l’on ait vécu ces vingt dernières années", assure le directeur.


"J’en ai déjà pour 4-5 jours de tracasseries administratives "

Il prend l’exemple d’une professeur qui donne des heures de français, d’histoire, de géographie et de latin et qui attend un heureux événement.
"Avant pour engager le remplaçant de la personne qui va partir en congé de maternité, j’avais un dossier. Ici je vais avoir trois dossiers avec trois demandes de personnes. J’en ai déjà pour 4-5 jours de tracasseries administratives avec ma secrétaire de direction", déplore Patrick Dekelver.

Le président du syndicat CGSP enseignement Joseph Thonon estime lui qu’un petit assouplissement du décret est envisageable mais à la marge. "Je pense que l’on peut réfléchir à un allègement des tâches administratives, mais on ne peut pas les supprimer. Je pense que l’on ne peut pas laisser des enfants ou des élèves avec des gens qui n’ont pas les compétences si on sait que ces personnes existent", estime le syndicaliste.

De son côté, la ministre de l’éducation Marie-Martine Schyns est ouverte à la réflexion sur de nouveaux assouplissements du décret mais elle tient au respect des titres.

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