Des parents préfèrent que leurs enfants ratent la rentrée pour partir en vacances: "Ce n’est pas une bonne idée"

Des parents préfèrent que leurs enfants ratent la rentrée pour partir en vacances:

A noter quelques absences ce matin lors de la rentrée scolaire. Des élèves ne sont toujours pas rentrés de vacances. C'est assez courant. Les parents préfèrent rater la rentrée pour faire des économies. Un phénomène qui inquiète plusieurs directions d'école.

Dans une classe de Charleroi, cinq bureaux vides pour cinq absents. Au moins un de ces élèves est encore en vacances. Il ne reviendra pas sur les bancs de l’école avant la semaine prochaine. C’est pourtant un jour important.

"Ils ratent la rentrée et un jour un peu spécial avec la transition entre la 3e maternelle et la première primaire. Ils manquent la prise de contact donc ce sera un peu difficile pour eux puisqu’ils vont arriver quand on aura déjà commencer à travailler", explique Audrey Auverdin, un institutrice de 1ère primaire, à institut Saint-André de Charleroi.

Les parents n’ont pas prévenu. Dans cette école, au moins huit élèves sont absents pour cause de vacances. Cette directrice est face à ces absences de rentrée chaque année. Et cela s’aggrave.

"Certains préviennent avant les congés en juin qu’ils rentreront une semaine plus tard. On explique que ce n’est pas une bonne idée mais on nous répond que les billets sont réservés car c’est moins cher", indique Joëlle Delahaut, la directrice de l’institut Saint-André de Charleroi.


"L’école passe après malheureusement"

Dans un autre établissement, cinq élèves sont toujours en vacances. Même son de cloche pour son directeur : le phénomène s’aggrave. Et ça perturbe la rentrée de la classe.

"L’école passe après malheureusement et en cours d’année, on se rend compte de l’importance de l’école. Parfois, le point de départ raté n’est pas un bon signe pour l’enfant", ajoute Richard Abbenbroek, le directeur de l’institut Notre Dame de Charleroi.

Être absent sans justification est un droit. Mais un droit limité à neuf demi-jours. "Si ces demi-jours s’accumulent, chaque mois refait une dénonciation en ajoutant les demi-jours avec à long terme si ça devient grave, une intervention des services sociaux. Je pense qu’il faut sensibiliser tout le monde à ce problème", estime Joëlle Delahaut.

Certains parents rendent un certificat médical établi sur le lieu de vacances. Souvent, il n’est pas valable, car il n’est pas traduit légalement. Ces absences pour être en vacances touchent aussi la fin d’année. Des parents n’hésitent pas à demander d’aménager les dates d’examen pour partir plus vite et moins cher.

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