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Hôtels luxueux, vols en classe affaire, recours aux services de prostituées... : un rapport accable des agents de la police aéronautique

Nous apprenons la publication d'un nouveau rapport accablant sur le service "rapatriements" de la police aéronautique. Il y a 2 ans, on avait découvert que certains agents, chargés des rapatriements de personnes en séjour illégal, "profitaient"un peu trop de leurs missions à l'étranger. En séjournant, notamment, dans des hôtels de luxe. Des mesures avaient été prises. Mais aujourd'hui, apparemment, rien n'a changé.

Début 2017, un audit interne accable le service chargé du rapatriement des illégaux dans leur pays d’origine. Dans ce service basé à Zaventem, de sérieux dysfonctionnements sont pointés du doigt. "Il y a de très forts soupçons de comportements inappropriés qui ne sont pas liés directement à la mission de rapatriement. Par exemple, le recours aux services de prostituées, la fraude dans la préparation de documents administratifs ou des problèmes d'alcool", peut-on lire au sein de ce rapport. 

Des hôtels luxueux et des vols en classe affaire lors du retour de mission sont aussi dénoncés. A l’époque, la police ouvre une enquête. "Cet audit met certains comportements en avant mais il nous faut encore enquêter pour savoir s'il s'agit de faits avérés ou uniquement de suspicions ou de fabulations", nous indiquait Guy Theyskens, porte-parole de la police fédérale, en janvier 2017.


La police se défend

Pourtant près de deux ans et demi plus tard, rien n'a vraiment changé. C'est ce que montre un rapport de suivi réalisé en janvier dernier par l’Inspection générale de la police que nos confrères de VTM se sont procuré. "Pour un tiers des 82 recommandations formulées en 2017, aucune initiative n'a encore été prise. Le manque de suivi et de contrôle permet la poursuite de cette culture de l'abus, avec tous les risques qui y sont liés", précise le rapport. 

Ce dernier pointe notamment le manque de réaction du commissaire général actuel ainsi que l’annulation, après quelques réunions, d’un comité de pilotage censé lutter contre ces pratiques. Aujourd'hui, la police fédérale affirme que cet audit n’est pas le plus récent et que plus de la moitié des recommandations formulées à l’époque ont été mises en place. Les autres sont en cours. La police se défend et indique qu’il n’y a pas eu depuis de nouveaux abus.

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