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Des punaises de lit à la prison pour femmes de Berkendael, un fléau qui impose toute une réorganisation

La moitié des 83 lits de la prison pour femmes de Berkendael, à Bruxelles, est infectée. Un véritable fléau qui impose toute une série de mesures.

À la prison de Berkendael, on trouve une centaine de punaises par cellule de prison. "Les punaises sont vraisemblablement arrivées via un transfert de détenus, soit un détenu qui a été incarcéré de l'extérieur et qui était contaminé par les punaises, soit un transfert d'une autre prison", raconte Laurent Lardinois, secrétaire régional CGSP

Plus aucun linge ne sort de Berkendael. Les visites hors surveillance sont interdites pour l'instant. La prison sera désinfectée en deux temps : le premier août, puis le 12 août, cellule par cellule.

"Il n'y aura pas de visites. Pas d'activités, pas de téléphone, pas de services extérieurs. Les douches seront données tôt le matin pour les travailleuses de la cuisine et le soir pour les autres", indique une communication aux prisonnières.

Aujourd'hui les punaises de lit sont résistantes aux insecticides. Les professionnels les éradiquent avec de la vapeur.

"Pour le traitement chaleur, on doit fermer complètement la pièce, donc calfeutrer les fenêtres, isoler un maximum la fenêtre et les portes pour ne pas qu'il y ait de courant d'air. On va dépasser les 56 degrés et on va maintenir cette température pendant 24 heures", explique Jean-Luc Mijs, manager chez Anticimex.

Les punaises se glissent dans les fissures des murs et dans mes armatures des lits. De quoi compliquer la tâche des professionnels. Ceci sont souvent d'ailleurs souvent appelés dans plusieurs prisons plusieurs fois par an.

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