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Distance non respectée, pas de masque: des gérants de magasins constatent un relâchement des clients

Distance non respectée, pas de masque: des gérants de magasins constatent un relâchement des clients
©BELGA
CORONAVIRUS

Déconfinement rimerait-il avec relâchement ? La Centrale nationale des employés (CNE) a reçu ou aperçu de nombreux témoignages de travailleurs de terrain dans les magasins ces derniers jours. Des témoignages directs ou indirects sur les réseaux sociaux.

Les magasins non-alimentaires et les galeries commerçantes ont pu rouvrir il y a un peu plus d'une semaine, le 11 mai mais l'impression d'une certaine insouciance apparaît alors que le Covid-19 n'a pas disparu. "On voit bien qu'il y a certaines personnes qui vont moins mettre leur masque, qui ne vont pas faire attention aux distances de sécurité", constate la gérante du Delhaize de Jambes.

On doit passer sa journée à faire le gendarme 

Le personnel doit sans cesse rappeler les mesures barrières dans le magasin. Fatigant selon la gérante : "C'est une charge de travail en plus de toujours regarder". La responsable du secteur commerce pour la CNE Delphine Latawiec a récolté beaucoup de témoignages de ce type depuis que les magasins accueillent de nouveau des clients : "À l'ouverture du non-alimentaire, c'est ce qui remontait en premier. Le client est compréhensif, on n'a pas un afflux massif de la part de la clientèle mais on doit passer sa journée à faire le gendarme. 'Attention, vous devez laver vos mains, touchez un minimum de produits, gardez les distances...' Je ne sais pas si ce n'est plus un réflexe ou si c'est l'impression que tout est réglé mais dans les faits, cela revient au même".

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Nous devons pourtant changer nos habitudes et la crise n'est pas encore derrière nous, il est donc important de veiller à l'application de ces gestes rappelle Delphine Latawiec. Elle insiste de l'importance du respect des règles sanitaires pour les travailleurs du secteur : "Nous ne voudrions pas que les travailleurs du commerce qui a rouvert le 11 mai soient finalement les victimes d'une deuxième vague que personne ne veut".

 

 

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