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En plein cœur de la 5ème vague, "le pic devrait être atteint fin janvier, début février"

En plein cœur de la 5ème vague, "le pic devrait être atteint fin janvier, début février"
 
 

Même si les contaminations au coronavirus galopent et que les admissions à l'hôpital s'accélèrent, l'occupation des lits aux soins intensifs de patients infectés par virus diminue de manière persistante, s'est réjoui vendredi Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral Covid-19. Actuellement, 367 lits aux soins intensifs sont occupés par des patients testés positifs, dont la moitié n'est pas vaccinée.

"Nous sommes encore en plein cœur de la cinquième vague.  Son pic n’est pas encore imminent. Selon les modèles, on peut s’attendre à ce qu’au niveau hospitalier, on atteigne ce pic fin janvier début février", commence par dire Yves Van Laethem, .  

Au niveau des contaminations, les chiffres continuent à augmenter (+34%), avec 31.784 contaminations détectées en moyenne par jour, entre le 11 et le 17 janvier. "Ce lundi, nous avons une fois de plus battu un record puisqu’on a presque atteint 62 000 nouveaux cas ce jour-là", commente Yves Van Laethem. "Lorsque les chiffres de mardi et mercredi seront consolidés, il est probable que nous dépassions encore le chiffre de 60.000", a-t-il avancé.

Les admissions à l'hôpital de personnes infectées par le coronavirus progressent également, et de manière plus rapide qu'auparavant, avec une moyenne de 255 admissions par jour, contre 183 hospitalisations quotidiennes il y a une semaine. "L'occupation des hôpitaux est croissante mais elle n'est pas préoccupante. C’est une accélération relativement importante", détaille-t-il. En moyenne, il y a 2736 occupations (soit 34 % de plus que la semaine précédentes).

Au niveau de l’occupation des soins intensifs, il y a une diminution persistante (-11 % par rapport à la semaine précédente). "Ce qui est encourageant", note l'infectiologue. "Les paramètres hospitaliers restent conformes aux projections les plus optimistes qui avaient été faites pour cette 5ème vague. Il n’y a pas de préoccupations réelles sur cette troisième ligne de soins. Cela confirme qu’Omicron est moins sévère dans le contexte épidémiologique que nous connaissons actuellement, à savoir une population largement vaccinée et qui a une protection naturelle suite aux vagues précédentes", poursuit-il. La moitié des patients aux soins intensifs et positifs au sars-cov-2 ne sont pas vaccinés, a indiqué le virologue. Les décès sont, eux, en légère augmentation avec en moyenne 22 personnes testées positives au virus qui décèdent par jour. "Omicron n’est pas un simple rhume, ce n’est pas une infection banale. Elle peut conduire à une hospitalisation, des décès", ajoute-t-il.

Les nouvelles infections concernent les plus jeunes

Presque l'entièreté (94%) concerne des infections par le variant Omicron. Le variant Delta ne représente plus que 5% des contaminations, selon le porte-parole. Les nouvelles infections se concentrent chez les plus jeunes : un tiers du total des nouvelles contaminations se trouvent chez les moins de 10 ans et les moins de 20 ans, chez lesquels le nombre de cas a augmenté de 100% en une semaine. Ce doublement "spectaculaire" est "en partie lié à la rentrée scolaire, accompagnée d'un testing plus intensif", a souligné Yves Van Laethem. La hausse est particulièrement marquée chez les 15-17 ans. Au niveau régional, c'est en Flandre que le plus de cas sont dépistés (48% des nouvelles contaminations), suivie de la Wallonie (25%) et de Bruxelles (11%).

Une évolution encourageante depuis la vaccination

Depuis le début de la campagne de vaccination, le taux d’hospitalisation a diminué de manière progressive et continue. "Avant le début de la campagne, en 2020, on avait 5 à 10 % des contaminations qui conduisaient à une hospitalisation. Maintenant, on arrive à moins de 1% de contaminations connues qui conduisent à une hospitalisation", se réjouit Yves Van Laethem.


 

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