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En pleine période de fêtes, des étudiants passent leur blocus… au monastère: "C'est ça qui a sauvé mon année"

En cette période de fêtes, il est parfois difficile pour les étudiants en blocus de se concentrer. Pour préparer leurs examens de janvier et mettre le plus de chances de leur côté, certains ont choisi de s'exiler, en quelque sorte, dans un monastère. Le but? Profiter d'une atmosphère calme et paisible. Nous nous sommes rendus au monastère Saint-André de Clerlande. Les moines y accueillent des étudiants depuis vingt ans.

Au beau milieu des bois d'Ottignies se trouve un monastère d'une quinzaine de moines bénédictins. En cette période, on y croise aussi des étudiants venus profiter de l'atmosphère des lieux pour le blocus. "La bibliothèque de l'université c'était un peu compliqué, parce que je devais faire les trajets entre ma maison et la bibliothèque. Alors qu'ici ma chambre est à dix mètres d'ici, donc c'est beaucoup plus simple", explique Brice, un étudiant. "Le cadre est sympa, on est près de la nature, on peut aller marcher. Il n'y a rien autour. Pas trop de perturbations. Les gens sont là dans un but commun d'étudier et de travailler dans le calme", ajoute Delphine.

C'est ça qui a sauvé mon année

Pour 40 euros par jour, les étudiants sont nourris et logés. Guillaume étudie ici chaque année depuis six ans. "J'ai découvert Clerlande en première année d'ingénieur civil, où je m'étais un peu planté en première session. Du coup en seconde sess' c'est ça qui a sauvé mon année. Ça m'a convaincu de me dire 'C'est génial'. Du coup chaque année je suis revenu, d'abord en seconde session, puis aussi à Pâques et à Noël", explique-t-il.

Au final nous les connaissons et ils prennent de nos nouvelles

Le monastère accueille des étudiants en blocus depuis plus de 20 ans. Au fil des années, de réelles amitiés se créent avec les moines. "Il y a des étudiants qui viennent ici depuis deux, trois quatre, ou même six ans. Au final nous les connaissons et ils prennent de nos nouvelles. Ils écrivent parfois pour un anniversaire ou que sais-je. Donc il y a de réels contacts qui se créent", confie le père Grégoire.

En dehors des périodes de blocus, les moines reçoivent des visiteurs d'un peu partout. Seul critère obligatoire: venir avec une réelle volonté de recueillement, peu importe ses croyances.

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