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Êtes-vous mieux opéré si vous occupez une chambre individuelle à l'hôpital?

Beaucoup de personnes qui doivent être soignées et hospitalisées sont confrontées à un choix. Elles peuvent soit prendre une chambre individuelle et avoir la garantie d'être opérées par le professeur, soit opter pour une chambre commune et être opérées par un assistant. Un reportage de Fanny Linon et Catherine Vanzeveren pour RTLINFO 13h.

Si vous voulez vous faire opérer par le médecin qui vous suit et non par des assistants ou étudiants, il faudra alors que vous preniez une chambre individuelle. Dans de nombreux hôpitaux, si vous n'avez pas d'assurance, vous pouvez être pris en charge par des assistants ou des étudiants.

Une des journalistes de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" a témoigné en tant que patiente dimanche dernier. "Le spécialiste me demande si j'ai une assurance complémentaire privée. Sa réponse est "Parfait, dans ce cas, je vais vous opérer moi-même et je choisirai l'anesthésiste qui m'assistera. Je me dis, 'mais si j'avais dit que je n'ai pas d'assurance complémentaire, qu'aurait-il fait ?' Je lui pose donc la question. Sa réponse m'étonne encore plus : 'Eh bien, il faut bien que les étudiants apprennent!' ", raconte-t-elle.


Ces pratiques abusives sont dénoncées par Maggie De block

Cette jeune femme n'est pas la seule, comme nous le prouve cet autre témoignage. "Je devais un jour me faire opérer à Bruxelles. Mon chirurgien a demandé si j'avais une assurance. Je lui ai dit que oui. Il m'a alors fait comprendre que si je voulais être certaine d'être opérée par lui, je devais prendre une chambre seule", a détaillé la patiente.

Ces pratiques sont dénoncées par Maggie De block, la ministre de la Santé. "C'est inacceptable. Ils ne respectent pas la loi sur le choix de la chambre. Des sanctions peuvent donc être prises", a déclaré la ministre de la Santé.

En Belgique, le prix d'une chambre individuelle peut être sept fois plus élevé que les chambres à plusieurs lits.

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