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Etude: avoir des enfants serait un frein au bonheur

 

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Plus assez de temps pour soi, pour son compagnon, pour ses loisirs... Selon l'étude d'un professeur américain, le fait d'avoir des enfants serait un frein au bonheur. Selon une autre étude de la Ligue des Familles belge, plus des trois-quarts des parents estiment que leurs rejetons sont une source de joie. Quelle est donc la clé d'une vie heureuse?

Une récente étude menée par le Professeur Daniel Gilbert de l’Université de Harvard tend à révéler la recette du bonheur. Parmi les ingrédients, un revenu confortable (entre 50.000 et 75.000 dollars par an, soit entre 38.000 et 57.000 euros bruts), mais certainement pas… un enfant. Si le fait de fonder une famille est communément considéré comme un accomplissement, Gilbert, qui a lui-même un fils et un petit-fils, affirme: "Ils ne sont pas une source de joie". Tout en montrant un graphique, il explique: "Une fois que les gens ont des enfants, la courbe du bonheur descend", et la tendance ne s’inverse que lorsque, devenus grands, ils quittent le foyer. "Le seul symptôme lorsque le nid familial se vide, c’est un sourire non-stop", plaisante-t-il.

Une vision "manichéenne et binaire" des choses

Pour Dimitri Haikin, psychologue de la famille, dire que le fait d’avoir des enfants est un frein au bonheur, c’est un non-sens: "Ca me parait étrange d’aller vers de telles conclusions, ça me parait même un petit peu manichéen et binaire finalement de considérer qu’on est heureux, ou pas heureux quand on a des enfants. Moi je pense que la vie avec des enfants, c’est d’abord un projet de vie, et c’est souvent le projet de vie vers lequel tendent la plupart des adultes comme quelque chose qui les nourrit. Donc c’est sûr que si on a des enfants ce n’est pas pour autant qu’on va être heureux tout le temps et tous les jours, il y a les frustrations de la vie", explique-t-il au micro d’Adel Lassouli.

Plus assez de temps pour les loisirs et la vie sociale...

En Belgique, la Ligue des Familles s’est penchée sur ces frustrations et ces contraintes lors d’une récente étude menée auprès de quelque 555 parents. 35% d’entre eux disent manquer de temps pour leurs loisirs, 29% pour s’occuper de leurs parents. 24% des personnes interrogées disent sacrifier leur vie sociale.

... mais aussi pour le conjoint

"Ce que disent les parents, c’est 'Je n’ai pas assez de temps pour moi, pour mes loisirs, pour ma vie sociale, pour me former si j’en ai envie'. Autre chose, je n’ai pas assez de temps avec mon conjoint. Plus d’une personne sur deux regrette le manque de temps à passer avec son conjoint ou sa conjointe, donc ça c’est vraiment important", explique Delphine Chabbert, directrice Etude et Projets Ligue des Familles, toujours au micro de notre journaliste.

Mais une fois qu'ils sont là, et malgré les difficultés, selon cette même étude, 76% des parents estiment que ce sont leurs enfants qui les rendent heureux.


 

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