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Froid: les services d'urgence débordés

 

Avec le froid qui règne actuellement sur notre pays, les services d'urgences des hôpitaux sont débordés. Si le plus souvent les médecins soignent des fractures dues aux chutes, il ne se passe pas une nuit sans qu'un patient ne soit intoxiqué au CO.

Les urgences des hôpitaux enregistrent une forte augmentation d'admissions, et pas uniquement à cause des chutes. Nathalie Piérard s'est rendue à l'hôpital Vésale, de Montigny-le-Tilleul où elle a pu constater que la salle des urgences est remplie de patients aux histoires somme toute similaires. Bien souvent, les gens chutent sur une plaque de glace et se retrouvent avec des douleurs et blessures multiples.

 > SYMPTÔMES DE L'INTOXICATION AU CO

Augmentation de 10 à 20 % des fractures

Depuis une semaine, le nombre d’interventions pour ce type de traumatismes a augmenté de 10 à 20%. Le docteur Mohammed EL Quaïsi, chef de service des urgences, a  expliqué son quotidien à notre collègue de Bel RTL. "Pour la majorité des patients, heureusement, ce n’est pas très grave. Il s’agit le plus souvent de contusions, au maximum des fractures sans gravité", explique-t-il.

"Pas une nuit sans intoxication au CO"

Pourtant certaines situations sont nettement plus inquiétantes. Le froid qui nous pousse à trop nous calfeutrer dans nos maisons, augmente le risque d’intoxication au CO également appelé le tueur silencieux. Le docteur EL Quaïsi évoque également l’augmentation du ce nombre d’incidents : "Comme nous sommes un centre de médecin hyperbare, nous contactons une augmentation du nombre d’intoxiqués au CO. Il ne se passe pas une nuit sans que l’on doive traiter des gens en centre de médecine hyperbare."

Que faire ?

Pour le docteur El Quaïsi, le maître mot pour éviter ces trop nombreuses intoxications au Co reste la prévention. "La meilleure attitude vis-à-vis de ce tueur silencieux est de ne pas se confiner, vérifier les installations de chauffage, et être attentif à la moindre symptomatologie anormale. Dans ce cas, il faut faire appel à son médecin traitant ou au service des urgences les plus proches ou encore, à un centre de médecine hyperbare "conseille-t-il.

 

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