En ce moment
 
 

Geoffrey, coiffeur à Grivegnée, a décidé de rouvrir son salon le 1er février, peu importe la décision du gouvernement

 
CORONAVIRUS
 

Geoffrey Fiumefreddo, coiffeur à Grivegnée, était invité sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche. L'homme a pris la décision de rouvrir son salon même si les mesures ne changent pas d'ici février. Il s'explique.

C’est la grande annonce du Comité de Concertation de ce vendredi, les métiers de contact ont une perspective de réouverture. La date ne sera décidée que le 22 janvier par les experts. "Les coiffeurs et autres professions de contact ne voient plus d'issue et pourraient être tentés de gagner de l'argent peu importe la manière. Pour eux, chaque jour compte. La pression qu'ils subissent de la part des clients est clairement sous-estimée", souligne le Syndicat neutre pour indépendants (SNI). 

Geoffrey Fiumefreddo, coiffeur à Grivegnée, a décidé de rouvrir son salon de coiffure le 1er février, peu importe la décision du gouvernement. L'homme a publié un message sur les réseaux sociaux, mais, selon lui, ce n'est pas un "appel à la révolution", mais un "appel à l'union", assure-t-il sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche. "Les gens ont besoin de nous comme nous avons besoin d'eux", dit-il. "On se sent un peu pointé du doigt, on se sent comme la tâche noire de la Belgique. Nous ne pouvons plus supporter les dires de nos hommes politiques", ajoute l'homme. 

Le Comité de concertation a décidé vendredi, à la demande des ministres de la Mobilité, d'autoriser les auto-écoles à rouvrir leurs portes. Pour le coiffeur, cette décision est incohérente. "Je suis content pour les auto-écoles mais la question que je me pose c'est que si ils peuvent être à trois dans une voiture de 2m², pourquoi on ne pourrait pas être à 4 dans un salon de coiffure de 80m² avec tous les gestes barrières que l'on connait très bien? Nous dénonçons cette incohérence du gouvernement", lance-t-il.

Ce dernier a l'impression qu'il n'y a pas de solidarité. Geoffrey Fiumefreddo prétend également que la moitié de sa clientèle s'est adressée à des coiffeurs sur les réseaux sociaux qui pratiquent au noir. 

Un appel lancé en décembre

Début décembre, 28 entreprises représentant plus de 300 salons de coiffure et près de 1.400 collaborateurs en Belgique ont demandé la réouverture immédiate de leurs établissements. Depuis le 1er confinement, des protocoles extrêmement stricts ont été mis en place dans les salons pour assurer la sécurité des clients, ont expliqué les signataires qui ont reçu le soutien de leurs principaux fournisseurs qui souffrent également de cette fermeture. De plus, 96% des Belges ont jugé les mesures sanitaires en salon de coiffure suffisantes pour leur sécurité pendant leurs rendez-vous, selon une étude menée mi-octobre auprès de 575 clients, poursuit le secteur.

Par conséquent, les mesures prises par le gouvernement sont difficilement compréhensibles pour les signataires de l'appel. Bon nombre de Belges n'hésitent pas à traverser les frontières pour se faire coiffer dans les pays voisins. Enfin, les coiffeurs jouant, en outre, "un rôle incontestable" dans le maintien du lien social, demandent de pouvoir rouvrir les salons de coiffure sous peine de voir se produire de nombreuses faillites. La coiffure emploie plus de 25.000 personnes en Belgique et représente le 2e secteur d'artisanat, précise encore le secteur.

COVID-19 Belgique : où en est l’épidémie ce dimanche 10 janvier ? 

 




 

Vos commentaires