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Géraldine a payé 1.000 euros d’acompte pour des châssis mais la société a fait faillite: 650 familles wallonnes sont concernées

L'entreprise P.K. Châssis a été déclarée en faillite. Elle était active à Bruxelles et dans toute la Wallonie. Les commandes en cours sont donc gelées. Des centaines de clients avaient déjà versé un acompte, ils craignent de ne recevoir ni leur châssis, ni leur argent, dévoile Sudpresse.

Géraldine attendait la livraison du châssis de sa porte depuis le mois de janvier. Avec la faillite prononcée de P.K. Châssis, l’habitante de Châtelineau reste sans nouvelle : "Personne n’est venu évidemment, puisque personne ne répondait. Je suis sacrément dans l’embarras."

Géraldine Perrone a acheté cette maison qu’elle rénove seule. Pour cela, elle a dû contracter un emprunt auprès de sa banque. "J’ai demandé à cette société de changer quatre châssis, j’en avais pour un total de 2.500 euros. Ils m’ont demandé 1.000 euros d’acompte, et j’ai fait le versement au mois de janvier. C’était un prêt travaux, donc je vais les payer pendant trente ans et je n’aurai pas mon argent parce qu’ils ont fait faillite. Et cela, je l’ai appris par hasard", explique la cliente déçue.


650 familles wallonnes sont concernées

Comme Géraldine, 650 familles wallonnes seraient dans une situation délicate. La plupart ayant déjà payé un acompte allant de 40 à 90 % du prix final. Certains clients ont déboursé plus de 7.000 euros qu’ils ne reverront probablement jamais.

"Encore une fois, ce sont les grosses sociétés, les gros fournisseurs qui vont être remboursés en premier lieu et nous… Je ne trouve pas cela normal. On est là, on existe. Les 1.000 euros, la société les a eus, donc je ne vois pas pourquoi on ne serait pas indemnisés, même d’un petit peu", rétorque Géraldine.

La totalité des créances est colossale : 1,1 million d’euros. Une somme qui est bien plus importante que les actifs de la société.


Quasi aucun espoir de revoir son argent

"Je pense qu’on va avoir un actif qui est valorisable de l’ordre de 300.000 euros et des dettes pour deux millions d’euros. Lorsque vous avez payé les institutionnels, que sont l’Etat, l’ONSS et autres, je pense que les clients n’ont aucun espoir d’avoir un dividende à répartir entre eux", affirme François Étienne, avocat-curateur au barreau de Namur.

Ce n’est pas la première fois qu’une faillite de ce genre survient dans la vente de châssis. Selon l’avis du curateur, il n’y aurait que trop peu de restrictions et de contrôles de la part des autorités quant à l’accès à la profession.

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