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Mécontents de l'état des bus, la moitié des chauffeurs TEC de Jumet ont mené une grève sauvage: "Impossible d'aller à l'école" (vidéo)

  • "C''est impossible d''aller à l''école"

  • Grève surprise d''une partie des chauffeurs TEC du dépôt de Jumet

 
TEC

Un mouvement spontané a perturbé la circulation des transports en commun dans la région de Charleroi. Plusieurs personnes ont pressé le bouton orange Alertez-nous pour s'en plaindre, ce jeudi matin.

"TEC Charleroi en grève, comme d'habitude", nous a écrit Margoton vers 7h. "Grève sauvage au TEC Charleroi, les usagers en paient les conséquences, et restent au bord du chemin, à attendre vainement un bus ou un tram. Une honte de ne pas prévenir à l'avance", s'insurge Sand un peu plus tard. Sur place, notre journaliste Marc Dumoustiez a rencontré Antoine. Le jeune garçon n'a pas pu se rendre à l'école ce matin à cause de la grève. "On est venu aujourd'hui au dépôt et on a appris qu'il n'y avait que trois métros. Le dernier est passé à 7h40 et était rempli. C'est impossible d'aller à l'école. On attend le prochain…" Comme ses parents travaillent tôt, Antoine n'a pas d'autres choix que de prendre un métro puis un bus pour se rendre en classe. "L'école se situe à Gilly, c'est la galère ce matin. D'habitude, il y a des métros toutes les dix minutes, s'il n'y a pas de retard..."


En cause: un problème d'organisation

La grève est limitée au dépôt de Jumet, où 6 chauffeurs sur 10 ne sont pas sortis.

Les travailleurs protestent contre un problème d'organisation au sein du dépôt de Jumet, et sur l'état des véhicules."Tous les jours il manque entre 5 et 10 bus, parfois plus. Il manque en général 5 à 6 métros. Cela est dû à un manque de personnel du côté mécanique. Cela a amplifié les avaries techniques. Les mécaniciens ne savent pas faire le boulot de dix, comme les chauffeurs. Du coup, à un moment donné, ça pète", a expliqué Patrick Devos, permanent CSC TEC Charleroi. 

"La direction déplore cette grève non préavisée, et qui prend en otage une fois de plus les clients", a déploré Véronique Benoit, directrice commerciale de la direction de Charleroi des TEC. Une réunion survenue plus tard a permis de mettre un terme à au mouvement de grogne et tout le monde a repris le travail.

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