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Il reste moins d'un lit en soins intensifs par hôpital

 
 

Selon le Service Public Fédéral "Santé publique", 95% des lits en soins intensifs sont occupés ce jeudi soir en Belgique.

L'épidémie de coronavirus continue d'exercer une pression forte sur les hôpitaux. Mercredi, 3.049 personnes étaient hospitalisées en raison du Covid-19, dont 941 se trouvaient aux soins intensifs. La pression sur ce service devient critique. La Belgique dispose de près de 2000 lits de soins intensifs agréés. 95% d’entre eux sont occupés ce jeudi soir, il en reste donc 102.

Des taux d’occupation très importants sans désescalade

A l’hôpital Joseph Bracops (Hôpitaux Iris-Sud) à Anderlecht, il reste trois lits de soins intensifs parmi les 23 disponibles. 20 sont donc actuellement occupés, dont 14 par des patients covid. Ce weekend encore, un malade a dû être transféré dans un autre établissement, en province d’Anvers. "On a une augmentation depuis maintenant trois semaines, régulière, et on atteint des taux d’occupation très importants sans désescalade, sans que ça puisse baisser un petit peu. On est en permanence sous pression depuis maintenant quinze jours", explique Philipe Gottignies, médecin au soins intensifs.

Pousser les murs devient difficile

Les hôpitaux sont en phase 2A, qui requiert la création de 300 lits supplémentaires. Mais aujourd’hui, pousser les murs est devenu difficile. "Ce sera toujours possible de trouver des lits pour mettre des patients et les hospitaliser. Maintenant, est-ce qu’on trouvera le personnel soignant, particulièrement le nursing, pour pouvoir s’occuper de ces patients ? Ça, j’en suis moins sûr, nos équipes sont déjà au maximum de ce qu’elles peuvent donner, avec des heures supplémentaires dans tous les coins", ajoute le médecin intensiviste.

Des opérations repoussées qui ne peuvent plus attendre

La moitié des lits sont occupés par des patients covid. Le pic n’est pas atteint, mais il y a un nouvel afflux de patients. Certaines opérations repoussées lors des mois précédents ne peuvent plus attendre aujourd’hui, explique Pascal Rosière, inspecteur d’hygiène au SPF Santé publique : "Il y a toutes les urgences vitales et la problématique, par exemple des accidents de roulage, des patients qui sont pris en charge par les SMUR et compagnie, qui nécessitent des soins intensifs, mais également des soins urgents qui ne sont plus planifiables et qui doivent être pris en charge également dans le cadre des soins intensifs".

Ces chiffres étaient, ce mercredi, sur la table du comité de concertation. Aujourd’hui, le SPF Santé publique veut sensibiliser la population.




 

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