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Infirmier du Covid malgré la chaleur: "J'ai l'impression de sortir d'une piscine"

 
CORONAVIRUS
 

Combiner les mesures de précautions liées au Covid-19 et les fortes chaleurs, c’est le pari difficile des acteurs de première ligne du secteur médical, comme les infirmiers à domicile. Benjamin Samyn et Xavier Preyat ont suivi Brahim, infirmier en région montoise. Il a notamment donné des soins ce matin à une dame de 102 ans, rescapée du coronavirus.

"Bonjour! Je vais mettre mes sur-chaussures. Est-ce que tu m’as préparé un sac pour que je puisse mettre ma blouse?" Voici comment commence la journée de Brahim. Il vient tous les jours faire des soins dans cette maison. Détenteur d’une formation en soins palliatifs, il est en contact direct avec des patients très sensibles et doit donc s’équiper en conséquence.

"Nous avons les lunettes pour les gouttelettes si je dois être proche du patient, si je dois faire un acte comme une prise de sang où je dois être très proche du patient. C’est pour éviter d’avoir des gouttelettes de salive dans les yeux. Le masque… je pense que tout le monde sait. Nous avons les gants parce que nous sommes dans un contact direct. Une sur-blouse pour une double protection sur nos tabliers."

Le matériel de soin à charge du patient

A 102 ans, Marie a vaincu le Covid-19, mais toutes les précautions sont prises autour d’elle. Le matériel utilisé, pour les soins par exemple, est acheté par le bénéficiaire et reste à domicile. "On est obligé de tout acheter, explique Danielle, la fille de Marie. Comme ça, il n’y a pas de passage de l’extérieur vers l’intérieur qui pourrait être contaminé venant de l’extérieur."

Après un peu plus d’une demi-heure de soin, l’infirmier à domicile est dégoulinant. "J’ai l’impression de sortir d’une piscine, mais je sors de soin. Avec cette canicule, ce n’est pas évident. Mais on fait avec. La chaleur qu’on a dans tous ces équipements, surtout les lunettes… On transpire énormément avec les lunettes et en plus on a de la buée donc on voit mal les patients."

Brahim va désormais vers le domicile d’un autre patient et à nouveau, il devra impérativement porter son équipement.

 




 

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