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Jean-Marie pourrait se retrouver sans électricité aux pires heures cet hiver: "L'heure du souper, c'est sacré"

 
 
 

En cas d'urgence, certaines communes moins densément peuplées pourraient être moins alimentées en électricité. Dans le Limbourg, 22 communes qui se sentent visées par cette mesure s'en inquiètent.

On parle depuis plusieurs mois du risque de black-out, de pénurie d'électricité cet hiver suite à la fermeture de plusieurs réacteurs nucléaires. On sait déjà qu'en cas d'extrême urgence, certaines communes, les moins densément peuplées, pourraient faire l'objet de "délestage", être moins alimentées, en électricité.C'est le cas à Noville-les-Bois (Fernelmont). Se retrouver dans le noir avec des coupures de courant durant quelques heures (sans doute entre 17h et 21h) au pic habituel de consommation, c’est ce qui pourrait arriver à Jean-Marie cet hiver:" Le seul problème, c’est mon hydrophore. Je n’ai pas l’eau de ville ici. Il faut prévoir pour l’eau une petite réserve."

 

Une heure sacrée

 

En cas de pénurie annoncée pour le pays, ce sont les communes rurales qui seraient mises en priorité à contribution. Comme à Fernelmont, 7500 habitants. "On s’organise, tant qu’on est prévenu à l’avance, pour les lessives et un peu tout. L’heure du souper, le temps de cuisson, ça, c’est sacré", ajoute Jean-Marie.

22 communes en Limbourg

Le plan énergie en cas de pénurie d’électricité inquiète les communes. Mercredi, le gouverneur du Limbourg a informé 22 bourgmestres que leur commune pourrait être touchée, comme à Liège où, le gouverneur, Michel Forêt, se prépare à prendre des mesures plus extrêmes. "Le travail du ministre de l’Intérieur et des gouverneurs est aujourd’hui d’envisager les hypothèses extrêmes. C’est-à-dire celles où on devrait effectivement procéder au délestage parce que les autres systèmes d’approvisionnements ne seraient pas suffisants", a indiqué M. Forêt.

Impossible pour l’instant de déterminer les premières communes visées

Avec les fermetures de Doel 3 et Tihange 2, des mesures ont déjà été prises par le secrétaire d’État à l’énergie. Mais en cas de délestage, impossible pour l’instant de déterminer les premières communes visées. "C’est la logique électrique, les circuits traversent le pays sans tenir compte de ce genre de délimitations. Cependant, autant que possible, nous voulons absolument éviter que toutes les installations stratégiques ne soient concernées", a précisé le gouverneur.

La population comme les industries

Parmi ces installations, il y a les entreprises classées Seveso, les hôpitaux, de même que les villes de plus de 50.000 habitants. Une phase d’interdiction toucherait aussi la population comme les industries. "Il y aurait une réduction, qui serait d’ailleurs préparée, des activités de certaines industries en leur demandant pendant certaines heures, à propos de certaines productions, de les limiter afin de permettre le maintien d’une consommation minimale et vitale sur l’ensemble du pays et pour tous les citoyens", a ajouté M. Forêt.

Le 3 septembre prochain, les gouverneurs des provinces du pays débattront de ces mesures de pénurie d’électricité avec les ministres-Présidents.





 

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