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Joëlle Milquet rappelle les méthodes utilisées pour canaliser l'agressivité des élèves

Joëlle Milquet rappelle les méthodes utilisées pour canaliser l'agressivité des élèves

Comment faire face à l'agressivité de certains élèves? Le phénomène prend de l'ampleur et premier lieu, c’est la prévention qui est privilégiée. Mais en dernier recours, les enseignants peuvent utiliser la contention ; c'est écrit noir sur blanc dans une circulaire.

La ministre de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, Joëlle Milquet a envoyé une circulaire. Le document clarifie les méthodes utilisées pour canaliser l’agressivité de certains élèves. La méthode privilégiée, c’est la prévention mais dans certains cas, il faut pouvoir isoler l’élève.


Comment procéder pour isoler un élève violent?

Il existe différents moyens de contention. Tout d’abord la contention physique, autrement dit l'immobilisation de l'élève. Ensuite la contention mécanique, les sangles par exemple. Enfin la contention chimique, c’est à dire les médicaments prescrits à l'élève.


Pour l’enseignement spécialisé et pour l’enseignement ordinaire

Ces mesures de contention sont à utiliser uniquement en cas d'urgence et de dernier recours. Elles ont été recommandées par le conseil supérieur de l’enseignement spécialisé mais valent aussi pour l’enseignement ordinaire.


"L’enseignant est parfois complètement déboussolé"

Pascal Chardome est président de la section enseignement du syndicat socialiste CGSP. Il salue l'arrivée de cette circulaire alors que les enseignants sont de plus en plus confrontés à la violence. "L’enseignant est parfois complètement déboussolé quand il est face à un enfant en crise. Il ne peut pas toujours faire appel à un collègue, donc il est tout seul face à sa classe. Certains enseignants prennent parfois des mesures en urgence, sans toujours connaître les responsabilités qu’ils encourent en la matière" précise le syndicaliste joint ce matin par Bel-RTL.


Préciser le cadre juridique

Cette circulaire survient après des faits de violence infligés récemment à des enfants autistes dans une école d’Havré. La ministre explique avoir voulu préciser le cadre juridique et aider les enseignants à trouver des solutions appropriées face à l'agressivité de certains élèves.

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