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L'entraîneur de boxe d'Ahmed Dahmani raconte comment il a assisté, impuissant, à la dérive de son élève (vidéo)

L'entraîneur de boxe d'Ahmed Dahmani raconte comment il a assisté, impuissant, à la dérive de son élève (vidéo)

Ahmed Dahmani, 26 ans, aurait effectué des repérages en vue des attentats du 13 novembre à Paris. A Molenbeek, son ancien entraîneur de boxe a confié son amertume quant au destin de cet élève qu'il n'a pu infléchir.

Tom Flachet, entraîneur à la Bruxelles Boxing Academy à Molenbeek, connait Ahmed Dahmani depuis six ans. "C’était un bon athlète. Tout le monde le respectait, c’était un jeune vraiment dans le sport", explique-t-il dans un sujet du journal de LCI. Ahmed Dahmani a intégré la salle en 2009. Il a fait de la compétition jusqu’en 2012, lorsqu’il a été contrôlé positif au cannabis.

L'interdiction de boxer en point de rupture

Privé de compétition, Ahmed Dahmani bascule. "On retire sa possibilité de boxer, mais pas seulement ça. On retire aussi sa motivation, sa passion… une grande partie de sa vie. Il faut t’imaginer : tu viens t’entrainer tous les jours et tout à coup... il perd ça à cause d’une bêtise", explique l’entraineur.


"On a fait un vrai travail avec lui"

Ahmed Dahmani perd ses ambitions sportives. Cela n’échappe pas à Tom qui se démène pour empêcher le jeune homme de plonger. "On a proposé des choses Ahmed. On est parti en stage avec lui. On l’a encouragé à reprendre le projet de boxe (…) On a toujours laissé la porte ouverte", raconte l’entraineur. "On a fait un vrai travail avec lui", affirme Tom.


Ahmed disparait des radars

Mais le jeune homme finit par ne plus venir à la salle et disparait tout bonnement, il y a trois semaines. Tom ne le reverra qu’à la télévision. Il apprend que la police turque l’a interpellé parce qu’il est soupçonné d’avoir effectué des repérages en vue des attentats du 13 novembre.

L’entraineur ne cache pas son désarroi

"Ça fait des années que l'on essaye de tirer la sonnette d'alarme", explique-t-il à Metronews, regrettant de ne pas disposer des "outils pour être à la hauteur". Il poursuit : "Nous avons des jeunes à la recherche d'une identité, de valeurs à un âge où ils sont particulièrement vulnérables aux discours radicaux, à ce qu'ils voient sur Facebook, aux recruteurs... Mais on ne les aide pas. Je suis étonné de voir les autorités mettre en place un tel déploiement de force actuellement à Bruxelles sans se préoccuper du problème à la racine."


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