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L’épidémiologiste Simon Dellicour satisfait des mesures: "On est quasiment en confinement total"

 
CORONAVIRUS
 

Simon Dellicour était l'invité du RTL Info 19h, édition spéciale. Il se dit satisfait des mesures prises par le Comité de concertation. Pour lui, "on n'avait plus le choix."

L'épidémiologiste et chercheur à l'ULB Simon Dellicour est invité sur le plateau du RTLInfo 19h. "Ce sont des mesures dramatiques, très fortes. Mais malheureusement, on n’avait plus le choix. La situation est pire qu’en mars. Il fallait limiter le taux de contact au plus vite."

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L’épidémiologiste se dit satisfait de ces mesures. Selon lui, celles prises le 19 novembre n’étaient pas suffisantes. "Au niveau du télétravail, les mesures de données de mobilité nous indiquent qu’on a eu une diminution très faible de la mobilité. Ce qui indique que le télétravail n’était pas redevenu la norme à ce moment-là. On est que sur une diminution de 10% que ce soit dans les transports en commun, de la voiture, ou même d’autres données."

Et la suite?

La question qui est sur beaucoup de lèvres est de savoir si nous pourrons passer les fêtes de fin d’année en famille. "Il est trop tôt pour le dire. La situation pour le moment n’évolue pas bien. Quand on dit que ce sont les mesures de la dernière chance. Oui. Il n’y a plus grand-chose à fermer après ça. On est quasiment en confinement total."

Ce confinement est le deuxième que nous connaissons en Belgique. Les périodes de confinement et de déconfinement risquent donc de s’enchaîner "si nous n’apprenons pas de nos erreurs." Il détaille: "Quand il y a un creux de la vague, on observe très peu de circulation du virus, on ne voit pas aux nouvelles des hôpitaux proches de la saturation, on ne voit pas de décès… Par contre le virus est toujours là. A ce moment-là, si on observe une circulation du virus, c’est la porte ouverte à une croissance exponentielle. C’est à ce moment-là qu’il faut agir et maintenir un effort minimum. Agir à ce moment-là est beaucoup moins coûteux sur un plan humain, psychologique, économique, sociétal et tout le reste."

 




 

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