L'hôtesse de l'air, dont la photo avait fait le tour du monde après les attentats de Bruxelles, recherche l'un de ses sauveteurs : "J'aimerais le revoir"

Deux ans après les attentats de Bruxelles, Nidhi Chaphekar revient en Europe. Le sourire aux lèvres, elle parle de sa reconstruction. Après avoir remercié les docteurs et infirmiers qui lui ont sauvé la vie, l'hôtesse de l'air lance un appel pour retrouver l'un de ses sauveteurs dans le journal de RTL Info.

Le visage ensanglanté, l'uniforme jaune vif déchiré, le ventre nu et le corps recouvert de cendres : l'image de Nidhi Chaphekar, reprise à la Une de nombreux journaux, était devenue l'un des symboles les plus émouvants des attaques qui ont frappé l'aéroport et le métro de Bruxelles.

L'hôtesse de l'air revient en Europe avec le sourire. Si des gants protègent encore ses mains brûlées, elle a repris goût à la vie. Aujourd'hui, sa joie de vivre se nourrit des relations humaines. "L’amour que je reçois des gens me donne de la lumière, c’est comme une plante. Si vous en prenez soin, que vous la tournez vers de la lumière, que vous lui donnez de l’air, alors elle rayonne plus que les autres. Je suis cette plante heureuse qui est exposée à la lumière", confie-t-elle. 

hotesse de lair

"J’ai dit à Dieu, tu dois me garder en vie"

Le jour de l'attentat, Nidhi est épaulée par Alain Zachary, policier. "Je n'oublierai jamais son regard. C'est vraiment le regard de quelqu'un qui est limite, au niveau physique, et qui vous appelle à l'aide", témoigne celui qui est resté à ses côtés jusqu'à l'arrivée des secours.  

"J’ai dit à Dieu, tu dois me garder en vie. Laisse moi quelqu’un qui peut me soigner et qui peut me faire quitter cet enfer", confie Nidhi Chaphekar.

Deux ans après les faits, Nidhi n’a toujours pas reçu l’autorisation médicale pour reprendre son métier d’hôtesse de l’air. "Actuellement, je ne suis pas encore physiquement apte à pouvoir gérer, en tant qu’hôtesse, une situation d’urgence. Et Je ne veux surtout pas mettre la vie des gens en danger", explique-t-elle.


Ne pas effacer le passé mais entretenir le souvenir 

Âgée de 42 ans, Nidhi Chaphekar a eu l’occasion de remercier les docteurs et les infirmiers qui l’ont soignée. Mais il lui reste une personne à retrouver: un homme présent dans le hall de l’aéroport.  "Il portait une chemise blanche avec l’inscription Bruxelles. Il était blond, petit et très mince. Il s’est occupé de moi et de 5 autres personnes. Il nous a dit 'tenez bon, tout va bien se passer'. J’aimerais vraiment le revoir", relate-t-elle.

Ne pas effacer le passé mais entretenir le souvenir auprès de ceux qui l’ont aidée. Telle est la thérapie de Nidhi Chaphekar pour gérer l’après 22 mars.

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