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Action syndicale à la Stib: "Des centaines de personnes attendent sur les quais en plein covid"

 
 

Les quatre lignes du métro bruxellois (M1, M2, M5 et M6) roulaient toujours au ralenti mercredi vers 09h00 en raison d'actions syndicales débutées à l'aube par le syndicat libéral CGSLB. Environ un métro sur deux roule, a indiqué la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib). La circulation en surface des trams et bus n'est, elle, pas affectée. Une délégation de la CGSLB doit rencontrer la direction vers 11h00.

Les conséquences étaient plus importantes à l'heure de pointe, forcément. Vers 9h, Doro nous envoyait une photo (voir ci-dessus) avec un message: "Scandaleux! Une action syndicale des métros en pleine matinée. Des centaines de personnes attendent sur les quais en plein covid !! Honteux. Nous sommes aussi des travailleurs du privé, obligés d’être en présentiel. Je suis dégoûtée !", nous a-t-elle écrit via le bouton orange Alertez-nous. 

"Quand c'est l'heure d'affluence pour les écoles, on demande aux élèves de mettre un masque toute la journée, où est la logique quand on parle de 4ème vague ?", s'est plaint pour sa part V. 

Nous avons contacté un délégué syndical pour lui exposer cette conséquence: "Je comprends tout à fait, mais ça vient de la direction générale, ça s'est fait par étape, et elle n'a pas réagi". 

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La Stib étonnée, les autres syndicats ne suivent pas

La Stib s'étonne de cette action: "Nous n'avons jamais fermé la porte au dialogue." La Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique (CGSLB) dénonce cependant "un malaise social persistant" au sein de la société de transport en commun bruxelloise et demande la formation de groupes de travail pour s'attaquer service par service aux problèmes dénoncés.

Pour les deux autres syndicats (CSC, CGSP), ces actions constituent une manoeuvre des libéraux dans le but d'obtenir un délégué syndical permanent supplémentaire. "Le syndicat libéral se plie en quatre pour faire croire qu'il existe un complot entre la direction générale, Cohezio (service externe de prévention), la CGSP et la CSC, et même le conciliateur social", pointent ces deux dernières.

"Lors de la réunion de la commission paritaire de ce lundi (...), le président de la commission paritaire a réaffirmé le non-respect par le syndicat libéral de la CCT 'gestion des conflits'. Du fait que la direction générale n'a jamais fermé la porte au dialogue social, le conciliateur social ne voit pas l'intérêt, pour l'instant, de faire appel à ses services", poursuivent les syndicats chrétien et socialiste. La CSC et la CGSP estiment dès lors qu'il est prématuré d'entreprendre des actions.


©RTLINFO


 




 

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