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La famille de Didier, 5 enfants, se débrouille avec moins de 3000€ par mois: voici ce qu'elle attend du plan lutte contre la pauvreté

Un vaste plan de lutte contre la pauvreté a été présenté ce jeudi par le Gouvernement wallon, qui comprend 50 mesures qui visent à réduire les dépenses des plus précarisés. Parmi eux, la famille de Didier, à Charleroi. Avec cinq enfants, ils doivent se débrouiller avec moins de 3000 euros par mois. Julien Crete et Xavier Preyat les a rencontrés pour le RTLINFO 19H.

C’est un véritable casse-tête permanent. Des factures qui s’accumulent, et qu’il faut gérer avec les moyens du bord. Pour Didier, 50 ans, chaque mois, c’est priorité au logement, au chauffage pendant l’hiver, et pour le reste, c’est la débrouille. "J’ai deux huissiers, j’ai la région wallonne que je ne saurai pas payer, j’ai mon assurance voiture que je vais devoir reporter, je vais devoir demander un échelonnement pour la taxe de roulage".

Pour cette famille recomposée avec trois enfants la semaine, cinq le week-end, il faut aussi gérer l’aspect alimentaire. Les filons aident à y arriver. "C’est la banque alimentaire, donc chez Raymonde, où nous allons, qui nous fournit une grosse partie des produits que nous avons dans notre frigo".

Dans son plan, la région souhaite aussi accentuer le nombre d’épiceries sociales. Dans cette famille, on attend beaucoup également des invendus de grands magasins. "Pour cela il faudrait qu’il y ait des accords bien plus précis, et peut-être au niveau de la région, voir ce qu’il y a lieu de faire, avec les grandes surfaces, qui ont des surplus et qui pourraient alimenter ces différentes banques alimentaires".

Autre aspect pointé du doigt par la région wallonne: l’accès aux loisirs. Pour cette famille, difficile de s’octroyer des pauses cinéma. L’ouverture des attractions wallonnes pour les faibles revenus serait profitable. "Pour les enfants ce serait l’idéal. De un, ça leur sert pour leur éducation, ça leur permet d’évoluer dans un monde qui devrait être normal et normalisé pour tout le monde, et malheureusement beaucoup d’enfants comme les nôtres, sont limités".

La famille attend de voir la mise en place du plan d’aide. De quoi faciliter, elle l’espère, un quotidien souvent difficile à gérer.

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