En ce moment
 
 

La prime pour les isolants naturels supprimée: des pertes d'emploi pour les entreprises 100% belges qui les fabriquent

 
 

La suppression des primes pour les isolants naturels décidée récemment par la Région wallonne aura-t-elle un impact pour les entreprises spécialisées dans l'isolation?

La Région wallonne vient de supprimer les primes pour les isolants naturels. Quel impact cela aura-t-il pour les entreprises qui se sont spécialisées dans ce secteur d'activités?


"C’est vraiment un message pas spécialement positif que la Région amène"

Les blocs d’isolant naturel pèsent sont de 8 à 15 kilos et sont un subtil mélange de chanvre et de chaux. Ils ont en plein essor dans le secteur de l’isolation et avec près d’1,5 millions d’euros investis il y a trois ans, l’entreprise qui les vend est en pleine croissance. Mais la suppression des surprimes de produits isolants pourrait clairement changer la donne. "Cette suppression va surement altérer un petit peu notre chiffre d’affaire. A savoir combien ? On le verra dans le futur et cette année nous le montrera, On espère que ça ne sera pas trop important, mais c’est vraiment un message pas spécialement positif que la Région amène", a expliqué Olivier Beghin, administrateur-délégué d’Isohemp, au micro de Mathieu Langer pour RTL TVI.


La prime de 3€/m² supprimée

Pour encourager ces clients à acheter ces blocs naturels, la Région wallonne octroyait une prime de 3€/m². Mais cette prime est désormais supprimée et ça ressemble à un signal négatif envoyé à une filière pourtant en expansion. "Aujourd’hui, il y avait une très bonne dynamique avec les subsides qui étaient octroyés par la Région pour tout type d’isolation. Une surprime à l’isolation naturelle, ça permettait également d’apporter des isolants de meilleure qualité dans le bâtiment, avec des produits sains, naturels", a ajouté Olivier Beghin.


Des produits 100% belges

Ces produits étaient effectivement naturels et issus d’un circuit de type court 100% belge. Aujourd’hui, près de 60 agriculteurs produisent du chanvre en Wallonie. L’écoconstruction est un secteur né il y a 5 ans à peine et compte une dizaine d’entreprises. Pour ces représentants, un tel pas en arrière s’apparente à du gâchis. "On n’est pas que sur les producteurs de matériaux, on a toute une chaine, que ce soit au niveau agricole aussi, mais également au niveau des placeurs qui ont dû aussi investir. Mettre de la cellulose, ça ne se met pas non plus n’importe comment, il faut la machine, il faut un investissement", a regretté Hervé-Jacques Poskin, directeur du cluster Eco-construction.

Suite à cette suppression, le ministre régional de l’Energie a déjà annoncé qu’une étude d’incidence sera réalisée, mais en attendant, ce sont plusieurs pertes d’emplois qui pèsent sur ces jeunes entreprises.


 

Vos commentaires