La tendance est au LOCAVORISME en matière de consommation: qu'est-ce que c'est?

C’est clairement une tendance en ce moment: la consommation de produits locaux. Selon une enquête de l'Union des Classes Moyennes menée en Province de Luxembourg, cette consommation en circuit court a augmenté de 20%. Cette enquête nous apprend que 92% des clients souhaitent ainsi privilégier des produits de qualité. 91% attachent de l'importance à l’origine des produits et 91% espèrent ainsi mieux soutenir économie locale.

Quand il s’est installé en Ardenne il y a 20 ans, c'était sur les marchés de Bruxelles et de Louvain que Peter De Cock vendait la plupart de ses fromages de brebis, mais la tendance s’est inversée. Désormais, c’est en province de Luxembourg que le berger d’origine flamande écoule 60% de sa production, grâce au circuit court. "Je crois que les gens veulent de nouveau une âme et un cœur dans un produit, sur l’assiette, et c’est quand même plus agréable à manger je trouve, qu’un scampi qui vient du Mekong. Donc, pourquoi pas, manger local, belge, wallon".


"Avec tous les scandales qu’il y a eu, le circuit court en profite"

Dopée par cette tendance, la bergerie fabrique et affine aujourd'hui une dizaine de formages différents ainsi que des yaourts et des glaces. "Le client recherche la confiance. Avec tous les scandales qu’il y a eu, je pense que le circuit court en profite. Ils cherchent quelque chose qui a du goût, et aussi du local, que ce soit un produit qui n’a pas fait des milliers de kilomètres pour arriver ici", explique Barbara Vissemaekens, bergère-fromagère.


"On recherche vraiment un retour aux valeurs simples"

Dans la coopérative "Réseau solidairement", qui rassemble puis distribue les produits d’une cinquantaine de paysans luxembourgeois, le constat est identique. De plus en plus de clients cherchent à favoriser les achats locaux. "C’est le fait de savoir ce qu’on mange, d’avoir un nom et un visage derrière les produits, c’est de savoir où se trouve la ferme dont on consomme les produits, de savoir comment les produits sont fabriqués, on recherche vraiment un retour aux valeurs simples, aux choses simples", explique Hélène Deketelaere, coordinatrice de la coopérative.


"Ils privilégient le local aux dépens du bio, j'ai l'impression"

Victor Jadoul, épicier spécialisé dans les produits locaux, ajoute: "C’est clair qu’à choisir entre produit local ou qui vient de plus loin, ils privilégient souvent le local, même, j’ai l’impression, aux dépens du bio si le produit est plutôt local".

D'après une enquête menée en province de Luxembourg, les achats locaux auraient bondi de 20% en seulement un an, une tendance qui se vérifie particulièrement chez les plus de 50 ans.

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