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Le bracelet anti-rapprochement est-il l'une des solutions contre les violences faites aux femmes? La Chambre étudie la question

Le bracelet anti-rapprochement est-il l'une des solutions contre les violences faites aux femmes?  La Chambre étudie la question
Image d'illustration

Un groupe de travail technique se penchera sur la proposition de loi visant à lutter contre les violences subies par les femmes en autorisant le port de bracelets "anti-rapprochement", ont décidé mercredi les membres de la commission Justice de la Chambre.

Ce système de bracelet est utilisé depuis quelques années en Espagne, un pays qui a vu son taux de violences domestiques et de féminicides diminuer de manière importante. Pratiquement, il s'agit d'un bracelet électronique permettant de géolocaliser la personne violente et d'un boîtier dont est munie la victime. Le bracelet anti-rapprochement permet à cette dernière d'être informée si la personne éloignée s'approche de trop près. Si celle-ci pénètre dans une "zone interdite", une alarme se déclenche automatiquement et permet l'intervention des forces de l'ordre.

"En l'état, la proposition n'est pas mûre pour être votée", a estimé la députée Laurence Zanchetta (PS), se référant à des avis d'experts sur la question. "Il y a une urgence certes, mais cela ne doit pas nous amener à nous précipiter", a-t-elle ajouté, plaidant pour la mise en place d'un groupe technique.

Florence Reuter (MR) et Sophie De Wit (N-VA) ont - tout comme le représentant de la ministre Muylle (CD&V) -, elles aussi, appelé à poursuivre le travail technico-juridique quant à l'application du système, en concertation avec les autres niveaux de pouvoir. Zakia Khattabi (Ecolo) et Katja Gabriëls (Open Vld) ont appuyé ces demandes. Vanessa Matz (cdH), qui portait la proposition, a plaidé en vain pour que le débat se poursuive en commission, plutôt qu'au sein d'un groupe technique.

"On peut continuer à faire des auditions, c'est important, mais à un moment il faut passer à l'action", a-t-elle lancé. L'humaniste, qui estimait que les remarques des experts avaient été très largement intégrées à sa proposition via des amendements, plaidait initialement pour un vote dès ce mercredi.

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