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Le coronavirus paralyse le secteur de l'événementiel: plusieurs professionnels témoignent de leurs difficultés

 

Sur le plan de l'évolution de l'évolution de coronavirus en Belgique, les derniers chiffres confirment la tendance positive à la baisse. Malgré cette évolution positive, certains secteurs n'ont toujours pas pu reprendre leurs activités. C'est le cas de beaucoup de métiers qui touchent à l'événementiel.

Ce samedi, ces professionnels se sont réunis à Solières pour témoigner de leurs difficultés.

Trois mois par exemple que les pistes de danses sont vides et il faudra attendre encore trois mois de plus. La même chanson qui tape sur les nerfs et le portefeuille des gérants des discothèques.

"C'est déjà un milieu qui est assez dur par rapport à il y a dix ans d'ici. Il y a plus mois 150 discothèques qui ont fermé en Belgique. Donc là, on ne tiendra pas le coup si on doit faire deux ou trois mois en plus. Il y aura énormément de faillites dans notre secteur", confie Marc, le gérant de la discothèque "Le Moulin de Solière"

Une centaine de professionnels de l'événement et du monde de la nuit se sont couchés sur un terrain de football à Solières pour simuler leur mort ce samedi. Ils attendent de l'aide comme la TVA sur l'alcool à 6% ou le report des charges professionnelles pour se relever.

"Je perds 80 dates. Cela ne parait pas énorme, mais sur mon année, le moment où je fais le plus de dates c'est l'été", déclare DJ Furax.  

Annoncé dans tous les grands festivals comme Tomorrowland, il n'en fera aucun. Au début, il pensait prendre du temps. Maintenant c'est clairement du temps perdu. "Ce qui est difficile, c'est savoir quand on va reprendre, dans quelles conditions. On se calque un peu sur d'autres pays. On voit que là-bas on peut, là-bas on ne peut pas. Il y a un grand flou", estime-t-il.

Une date claire, c'est exactement ce qu'attendent aussi les rois de la discothèque mobile. Fêtes de village, foires commerciales, plus le moindre client à l'horizon 2020... "Il y a du matériel qui ne sert plus à rien, qui coûte de l'argent, c'est compliqué. Notre notre vie a changé du jour au lendemain", confie Laurent, le gérant d'une entreprise de sonorisation et de lumière.

Le monde du bruit et de la nuit constate que le travail prévention contre le virus se termine en peu partout et espère enfin que la fête commence.

 

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