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Le coronavirus provoque une pénurie... de matériel informatique: comment l'expliquer?

 
 

Dans les magasins d'informatique, la demande pour les ordinateurs portables est en forte augmentation. Une conséquence de l'obligation du télétravail. Le problème, c'est que le virus perturbe aussi l'approvisionnement. De nombreux appareils restent coincés dans les dépôts à l'étranger, réduisant l'offre disponible.

Geoffroy Comhaire gère depuis quelques années une société d’études de marché. Ce lundi, il accueille une nouvelle employée. Mais lorsqu’il contacte le responsable informatique pour se procurer un nouvel ordinateur il y a quelques jours, il fait face à un problème. "J'étais un peu surpris d'entendre qu'il n'y avait plus rien. Les magasins sont vides, les stocks sont vides. On a le choix soit du très haute gamme ou du très bas de gamme."

Après plusieurs heures de recherche, il opte finalement pour un autre modèle qu’il ne recevra que fin de semaine prochaine. La faute, il faut apparemment aller la chercher du côté du canal de Suez. "C'est une histoire de bateau, parait-il, qui a bloqué un canal et donc l'approvisionnement en matériel ne suit plus."

"Le problème est multifactoriel"

Notre équipe s'est rendue dans un magasin d'informatique. Là, cela fait des mois que l’on constate des pénuries. Portables, imprimantes, cartes graphiques… plusieurs types d’articles manquent à l’appel et le blocage du canal par un porte-conteneurs fin mars n’est qu’une embûche supplémentaire. En réalité, les problèmes sont plus anciens. "On a une problématique d'approvisionnement certainement depuis plus d'un an qui, initialement, était due à l'arrêt des chaînes de production en Chine, confie Thibaud Hoste, administrateur d’un magasin informatique. On parle donc de fin 2019. Après, la problématique s'est accentuée, notamment par le qu'il y a une demande importante de matériel informatique pour le télétravail. Ensuite, on a une problématique de disponibilité de conteneurs en Chine, donc le problème est multifactoriel."

Le magasin a toutefois su s’organiser et constituer des stocks suffisants, mais il y a une contrepartie. "Chez nous, on sait répondre de manière générale à la demande d'un client classique, mais le client doit un petit peu s'adapter et faire son choix sur des produits qui sont de stock." Il faut donc adapter sa demande sous peine de faire face à des délais très longs ou à des tarifs plus élevés. Le problème est vaste et touche de plus en plus de secteurs en Belgique, comme l’industrie automobile par exemple.


 




 

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