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Le froid s’installe: faut-il craindre un black-out?

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  • Froid: y-a-t-il un risque de pénurie d

 

L'hiver s'installe durablement, avec une importante vague de froid attendue la semaine prochaine. Risque-t-on dès lors un black-out? La question se pose chaque année. Tout risque est écarté, si l'on en croit la ministre de l'énergie. Des moyens sont mis en place pour éviter cette panne d'électricité générale. Les explications d'Emmanuel Dupond et Gaëtan Lillon.

Une vague de froid synonyme de consommation excessive d’électricité. C’est une réalité à laquelle le gestionnaire du réseau de transport va devoir faire face la semaine prochaine. Alors doit-on craindre une pénurie d’électricité? Pour Elia, le risque ne vient pas de notre pays mais de nos voisins. Comme l’explique Lise Mulpas, la porte-parole d’Elia: "On est dans une situation tendue. Pas tellement à cause de la Belgique mais à cause de la France qui attend des records de températures, 10 degrés en-dessous de la moyenne hivernale et donc la France qui a des réacteurs à l’arrêt va devoir importer de l’électricité".

Et cette électricité provient de pays producteurs excédentaires comme l’Allemagne. Sauf que la Belgique importe déjà une partie de ses besoins de ses voisins germaniques. Donc les marchés vont être tendus et les prix risquent de connaître des pics.

Pour maintenir une sécurité d’approvisionnement, notre pays pourrait alors activer pour la première fois ses réserves stratégiques. "Ce sont des centrales qui en temps normal ne tournent pas, ne produisent pas d’électricité, qui sont en réserve. C’est un matelas auquel on peut faire appel en cas de besoin", détaille la porte-parole d’Elia.

Marie-Christine Marghem, la ministre MR de l’Energie, ajoute que "c’est la première fois qu’on activerait ces réserves. Elles n’existent pas depuis longtemps non plus. Donc, nous n’avons pas un recul suffisamment long. L’essentiel étant de fournir à la Belgique en tout temps l’électricité nécessaire".Ces réserves proviennent en l’occurrence des centrales au gaz de Vilvoorde ou de Seraing. Pas question pour l’heure de demander à la population de réduire sa consommation d’électricité. 

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