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Le problème des élèves sans école s'aggrave: 422 de plus que l'an dernier à une semaine de la rentrée

Le problème des élèves sans école s'aggrave: 422 de plus que l'an dernier à une semaine de la rentrée

Ce mardi matin, à moins d’une semaine de la rentrée, ils étaient encore 702 élèves francophones toujours en attente d’une place en 1ère secondaire dans l’une des écoles de leur choix.

Ce nombre est en forte augmentation par rapport à l’an dernier, quand ils n'étaient "que" 280 sur le carreau à la même époque.

Le nombre d’élèves sur listes d’attente cette année équivaut à 1,4% de l’ensemble des élèves qui vont rentrer en première secondaire, contre 0,6% l’an dernier.


Pourquoi cette hausse cette année ?

Premièrement, à cause de la démographie : il y a 1700 élèves de plus que l’an dernier qui rentrent en secondaire (48.796 contre 47.000).

Deuxièmement, parce qu'il n’y a eu aucune ouverture de nouvelle école à Bruxelles pour cette rentrée, là où le manque de place est le plus criant, alors que 3 écoles nouvelles avaient ouvert leurs portes dans la capitale à la rentrée dernière.


Bruxelles reste LE point noir

En effet, le point noir se situe surtout à Bruxelles, qui concentre 80% des élèves en attente. 10% sont localisés en Brabant Wallon, où pourtant une nouvelle école s'est créée, et les 10% restant se répartissent entre les autres provinces wallonnes.


Plein de places disponibles... dans des écoles peu attractives

Il faut signaler qu'il ne s'agit pourtant pas d'un problème de place, mais de choix des parents. Il reste en effet 1300 places à Bruxelles et 11.000 en Wallonie. Mais "les places disponibles qui restent ne conviennent pas toujours aux parents. Il y a des écoles qui sont moins désirées que d'autres", expliquait ce matin Véronique Detiers, responsable de la Fapeo à Bruxelles, au micro d'Antonio Solimando sur Bel RTL. Et "il n'a pas que l'école qui est en cause, il y a toute l'infrastructure autour de l'école, la mobilité et la sécurité. On entend souvent des parents nous dire 'on ne veut pas mettre notre enfant dans telle station de métro', ou 'le quartier ne nous convient pas'."


Créer une nouvelle école reste long et difficile

Et les envoyer loin de la maison n'est pas toujours une solution. "On ne peut pas rester insensible quand on entend que certaines personnes doivent mettre leur enfant dans des internats en province, que certains enfants font des trajets qui prennent ¾ d'heure, une heure, doivent prendre le train pour aller dans une école", estimait ce matin sur Bel RTL la présidente d'un pouvoir organisateur bruxellois, Suzanne Van Sull, justifiant ainsi la nouvelle aventure dans laquelle le PO s'est lancé : construire une nouvelle école.

Depuis février, un budget spécifique est prévu pour encourager les projets de création de nouvelles écoles: 20 millions d’euros sont disponibles chaque année. Malgré cela, "on n'a pas un euro pour financer le mobilier de ce bâtiment, la première année le nettoyage ou les assurances", ajoutait Mme Van Sull. Les riverains sont donc invités à aider la future école.

À noter que certains élèves recevront une bonne nouvelle en cours de journée, puisque la commission inter-réseau (Ciri) chargée de trouver des solutions doit se réunir et actualiser le chiffre des élèves sans école à partir de 15h aujourd’hui.

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